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Cest-mon-histoire
Rachida, 42 ans, a longtemps vécu dans une vie parfaite en apparence. Mari, enfants, CDI dans une banque… Tout y était. Sauf elle. Il y a trois ans, cette mère de famille a pris une décision radicale : tout plaquer pour partir vivre au Brésil, seule, sans se retourner. Elle nous raconte.
Vous avez un problème, une question à propos de votre vie de couple, de l'éducation de vos enfants ? Vous souhaitez tout simplement nous confier vos états d'âme ? FDM est à votre écoute.
Et que pensent les féministes marocaines, militantes de la première heure, de ces femmes engagées qui refusent d'être qualifiées de féministes ? Etonnées, déçues, lucides... Un peu de tout ça, à en croire Amina Lotfi, une féministe pure et dure.
FDM : Vous êtes à l'origine du groupe "Mamans Plurielles" sur Facebook. Pouvez vous nous en dire quelques mots ? Rabia El Gharbaoui : C'est un groupe de mamans actives, c'est-à-dire des mamans qui ont beaucoup d'occupations et de préoccupations aussi. Quand on parle de mamans, en général, on ne parle que de leurs occupations : se charger des enfants, faire la cuisine, les courses, se consacrer à la famille, à la maison, au mari... Le mot préoccupation intervient pour remettre les choses à leur place, redonner de la valeur à ce qu'elles font. Si une maman est préoccupée, c'est qu'il y a des choses qui ne vont pas chez elle, qu'elle est stressée, qu'elle n'arrive pas à gérer toutes les choses qu'elle a à faire, qu'elle a des ambitions, des passi
FDM : Pour vous, que veut dire être féministe ? Fatima-Ezzohra Boutayeb : C'est être contre le fait de se voir coller une étiquette, en fonction du fait qu'on est un homme ou une femme. Je pense que les femmes ont suffisamment prouvé qu'elles étaient capables de faire plein de choses pour pouvoir jouir aujourd'hui des mêmes droits. De tout temps, la femme a été mise de côté et toutes les civilisations l'ont, à leur manière, rabaissée. Les mythes, comme celui de la boîte de Pandore, mais également le symbolisme, ont contribué à ternir son image. Pour preuve, comment expliquer que la croix satanique soit initialement le symbole d'Aphrodite, la déesse de l'amour chez les Grecs ? Qu'est-ce que la femme a fait de si mal pour avoir été diabolisée à ce poin
FDM : Quelles sont les causes qui vous tiennent à coeur et au nom desquelles vous vous engagez ? Badria Ahardane : Du temps où j'étais journaliste à la radio, je me suis beaucoup investie dans le secteur de la santé au Maroc. Comment aurais-je pu faire autrement ? Quand je partais en reportage sur le terrain, j'étais témoin de nombreuses horreurs et j'étais donc bien placée pour savoir à quel point ce secteur était laissé pour compte. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussée à créer le magazine "Bien-être & Santé", publié pendant quatre ans. A Médi1, dans les années 80, nous étions aussi les premières à parler du sida, du divorce, de la kafala... Puis, il y a quelques années, grâce à une émission que j'animais à la radio, j'ai découvert l'éc
Contrairement à bien des idées reçues, femme engagée ne rime pas forcément avec féministe. Parti à la recherche du nouveau visage de la relève féministe marocaine, FDM a fait la rencontre de quatre femmes aux parcours, aspirations et revendications complètement différents. Outre leur haute opinion de la femme, une chose les unit : leur désamour pour les féministes "old generation".
La dernière décennie a été le théâtre de réformes cruciales en faveur de l'égalité des sexes : révision de la Moudawana et du Code de la nationalité, stratégies de lutte contre la violence faite aux femmes, budgétisation sensible au genre, mise en place de nouveaux mécanismes électoraux... Pour autant, la réalité pratique du terrain est encore trop souvent éloignée de la phraséologie du discours.
Par la force de l'article 19 de la nouvelle constitution, la femme est l'égale de l'homme. Mais dans la réalité, la situation est tout autre ; il n'y a qu'à voir la composition majoritairement masculine du nouveau gouvernement pour s'en convaincre. Aujourd'hui et plus que jamais, les féministes doivent faire entendre leur voix. FDM a demandé à la rue son avis sur le nouveau combat que doivent mener ces dernières. Les réponses étaient pour le moins surprenantes...
A 45 ans à peine, Fadila Laanan mène une brillante carrière en politique. Ministre d'origine marocaine, elle en est déjà à son troisième mandat au sein du gouvernement de la communauté française en Belgique. Actuellement ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Egalité des chances, elle est le parfait exemple de l'ascension des femmes compétentes en politique. Dans cette interview, elle nous dit tout sur son parcours, son combat et les valeurs qu'elle défend.
Bio express Après sept années d'études supérieures aux Etats-Unis, Ilham Zhiri revient au Maroc où elle reprend les rênes de l'entreprise familiale spécialisée dans l'édition et l'impression. Vice-présidente et membre du conseil de l'AFEM, elle est également conseillère régionale de Synergos pour la région MENA, membre du conseil national de la CGEM et membre du bureau de NAPEO Maroc. Elle est également présidente fondatrice du Réseau de Femmes pour le Mentoring et le Networking.
Bio express Journaliste, chroniqueuse, grand reporter, Hinde Taarji connaît le métier. Après avoir décroché son diplôme en journalisme, elle intègre l'équipe de Kalima, revue qui a été forcée de disparaître en 1989. Cette anthropologue et passionnée de voyage a aussi à son actif un bon nombre d'ouvrages : "Les voilées de l'islam", dans lequel elle nous plonge dans la culture arabo-musulmane après avoir sillonné les pays arabes ; ou encore "Voyage au coeur de l'Intifada", qu'elle a écrit à la suite d'un voyage en Palestine.
Bio express Titulaire d'un doctorat en sociologie à l'université de Manchester, Rahma Bourqia est la première femme marocaine à avoir été nommée présidente d'une université au Maroc. Elle est également la première à avoir été nommée à l'Académie du royaume du Maroc. Membre de plusieurs organisations internationales, elle est l'auteur de plusieurs travaux sur la culture, la femme, les jeunes, l'éducation, l'université, la mondialisation... "Culture politique au Maroc - A l'épreuve des mutations" est son dernier ouvrage.
Bio express Diplômée en gestion des politiques publiques et développement institutionnel, formée en anagement des villes et des territoires, en déplacements urbains et transports publics et urbains, Aïcha Aït M'Hand est cadre à la mairie de Casablanca. Elle oeuvre dans les collectivités locales depuis 22 ans et est à l'origine de plusieurs travaux sur les structures d'investissement au niveau national, la gouvernance des grandes villes, la dimension genre dans les services publics, la communication et la vie de nuit à Casablanca. Militante féministe au sein de l'ADFM et de plusieurs autres structures associatives, Aïcha Aït M'Hand a également été intervenante aux universités de Rabat et de Casablanca sur les thématiques liées à l'organisation administra
Bio express Cette lauréate du premier doctorat féminin en sciences économiques au Maroc affiche un parcours impressionnant. Nezha Lahrichi, PDG de la Société Marocaine d'Assurance à l'Exportation, est également présidente du Conseil National du Commerce Extérieur depuis mai 2011. Elle a été conseillère à la primature et a à son actif un nombre considérable de recherches et de publications.
Bio express Médecin biologiste à l'hôpital Avicenne de Rabat, elle a exercé pendant huit ans comme bénévole dans des hôpitaux publics en Amérique latine. Elle est cofondatrice du Groupe Européen de Recherche Financière dont elle assure la présidence pendant quatre ans à Barcelone. Elle est aujourd'hui à la tête du centre de recherche féminine en islam, rattaché à la Rabita Mohammadia des Oulémas du Maroc. Elle est également l'auteur de plusieurs articles sur le thème de l'islam et la femme, ainsi que de plusieurs ouvrages : "Musulmane tout simplement", "Aïsha, épouse du Prophète ou l'Islam au féminin", "Le Coran et les femmes", "Femmes-Islam- Occident : Chemins vers 'universel". Un prochain livre, "Femmes et hommes dans le Coran : qu
Zhour El Horr commence sa carrière en tant que professeur de langue arabe et prépare sa licence en droit en parallèle qu'elle décroche en 1975. Elle participe ensuite au concours du ministère et devient magistrate. En 1979, elle intègre le corps judiciaire, est nommée juge à El Jadida, puis occupe plusieurs postes clés dont celui de vice-présidente du tribunal de première instance d'Ain Chock, conseillère à la Cour Suprême, présidente du tribunal de première instance Ben Msik Sidi Othmane, présidente du tribunal de première instance Al Fida Mers Sultan, et présidente du tribunal de la famille de Casablanca. Elle crée l'Association marocaine pour le soutien de la famille après avoir été nommée membre de la commission royale pour la réforme de la Moudawana. Pou
Bio express Qui est mieux placé que cette diplomate à la longue carrière pour gérer nos affaires étrangères ? Farida Jaïdi fait partie des premières femmes marocaines à accéder au poste d'ambassadeur. Licenciée en droit, elle a gravi un à un les différents échelons : chef de service, chef de division, conseillère, puis directrice au département des affaires étrangères. Elle est ensuite désignée en tant que consul général à Montréal, avant d'être nommée ambassadrice en Suède, puis au Brésil. Elle occupe actuellement le poste d'ambassadrice du Maroc auprès de l'Organisation Internationale de la Francophonie.
Bio express Najat Zarrouk est l'une des rares femmes marocaines à porter le titre de gouverneur, qui sont au nombre total dérisoire de trois, et a passé 30 ans de service au sein du ministère de l'Intérieur. Elle est actuellement directrice de la formation des cadres administratifs et techniques. Grâce à son expérience, elle a été nommée en 2009 par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, en tant que membre du comité des experts de l'administration publique de l'ONU. Elle est aussi membre du conseil d'administration de l'Institut pour le Leadership des Femmes Arabes.
Une seule femme ministre dans le gouvernement Benkirane ! La pillule a du mal à passer. Les femmes compétentes capables de gérer des départements ministériels sont donc si rares que cela ? A FDM, nous sommes convaincues du contraire. La preuve par ce dossier, où nous donnons la parole à neuf femmes d'exception, qui pourraient bien constituer le noyau dur d'un gouvernement plus paritaire.
Depuis plus de 11 ans, Latefa Laraki aide jeunes et moins jeunes à libérer leur imaginaire et à renouer avec les plaisirs de la lecture et de l'écriture. Son association, "Cercle Shahrazade", a initié des élèves ainsi que des femmes alphabétisées aux joies du conte, entre autres. Portrait d'une militante des lettres.
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