Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Bio express Qui est mieux placé que cette diplomate à la longue carrière pour gérer nos affaires étrangères ? Farida Jaïdi fait partie des premières femmes marocaines à accéder au poste d'ambassadeur. Licenciée en droit, elle a gravi un à un les différents échelons : chef de service, chef de division, conseillère, puis directrice au département des affaires étrangères. Elle est ensuite désignée en tant que consul général à Montréal, avant d'être nommée ambassadrice en Suède, puis au Brésil. Elle occupe actuellement le poste d'ambassadrice du Maroc auprès de l'Organisation Internationale de la Francophonie.

FDM : Que pensez-vous du fait que l’on vous propose à la tête du ministère des Affaires étrangères ?

Farida Jaïdi : Je suis très honorée par votre proposition, mais je pense qu’il y a d’autres femmes qui peuvent aussi bien remplir cette mission. Parce que c’est bien une mission que d’être à la tête d’un ministère comme les affaires étrangères ! Vous êtes la représentante de Sa Majesté, vous devez défendre votre pays, vous êtes un soldat sans uniforme. Et là, je suis persuadée qu’il y a beaucoup de femmes patriotes qui sont capables d’être à la tête de ce ministère.

En quoi ce ministère est-il important ?

C’est celui qui représente le pays et qui défend ses intérêts au niveau international. C’est à travers ce ministère que tout ce qui concerne le pays, que ce soit au niveau politique, économique, culturel ou social, est mis en avant. C’est finalement le visage, le miroir du Maroc à l’international.

Qu’est-ce que ça changerait qu’une femme soit à la tête d’un tel département ?

Je vais vous parler de mon expérience personnelle en tant qu’ambassadeur de Sa Majesté dans des pays comme la Suède, le Brésil, le Surinam ou le Paraguay. Je peux vous assurer que le fait que ce soit une femme qui soit à la tête d’un consulat ou d’une ambassade rehausse l’image de marque du pays. C’était pour moi non seulement un honneur, mais une fierté de montrer que la femme marocaine a sa place et que là où on la met, elle est très compétente, responsable, intègre, dévouée et qu’elle est capable de choses extraordinaires. Ce n’est pas pour dire qu’elle est meilleure qu’un homme, mais qu’elle est tout aussi compétente. Et d’ailleurs, quand on revient à l’histoire du Maroc, la femme a toujours joué un rôle très important. Le fait d’avoir une femme à la tête d’un ministère, que ce soit celui des affaires étrangères ou un autre, c’est toujours un plus pour notre pays. Et puis personnellement, je pense que s’il y a un métier qui convient parfaitement à une femme, c’est bien celui de la diplomatie. Comme vous le savez, la femme a toujours milité et milite pour la paix. Que ce soit dans son foyer ou ailleurs, la femme cherche toujours à défendre les intérêts de sa famille, et donc, de son pays avec patience et courage. Elle sait par ailleurs s’adapter et tirer le meilleur de toutes les situations.

Avez-vous une vision particulière pour la gestion de ce ministère ?

Bien entendu, la priorité des priorités reste notre intégrité territoriale et la défense de notre cause nationale. Si j’étais à la tête de ce ministère, j’essaierais de faire rayonner davantage notre pays, non seulement au niveau africain, maghrébin et européen, mais bien au-delà. J’ai été en poste dans des pays d’Amérique du Sud et j’ai vu l’intérêt qu’ils avaient pour le Maroc. C’est véritablement un filon que nous devons absolument exploiter. Nous devons aussi nous tourner vers l’Asie. D’autre part, je n’ai pas besoin de souligner l’importance de l’aspect économique ! C’est en montrant que nous sommes un pays stable et pacifique, un Etat de droit, que nous pourrons attirer gros investisseurs et touristes. â–  H.D.

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