Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville

Bio express Diplômée en gestion des politiques publiques et développement institutionnel, formée en anagement des villes et des territoires, en déplacements urbains et transports publics et urbains, Aïcha Aït M'Hand est cadre à la mairie de Casablanca. Elle oeuvre dans les collectivités locales depuis 22 ans et est à l'origine de plusieurs travaux sur les structures d'investissement au niveau national, la gouvernance des grandes villes, la dimension genre dans les services publics, la communication et la vie de nuit à Casablanca. Militante féministe au sein de l'ADFM et de plusieurs autres structures associatives, Aïcha Aït M'Hand a également été intervenante aux universités de Rabat et de Casablanca sur les thématiques liées à l'organisation administra

 FDM : Nous vous verrions bien au poste de ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville. Qu’en pensez-vous ?

Aïcha Aït M’Hand : (Rires) Pourquoi pas… C’est difficile et très gênant de répondre à cette question. De par ma carrière et mes formations, il est vrai que j’ai travaillé sur les thématiques qui seront certainement amenées à être traitées dans ce ministère.

Quelles orientations donneriez-vous à ce ministère si vous étiez aux commandes ?

Si on considère que ce ministère va se concentrer sur les aires urbaines au lieu de se limiter à l’habitat, comme c’était le cas auparavant, il s’agit à mon sens de le mettre au service des décideurs locaux pour répondre aux problématiques complexes des grandes villes. Il est également fondamental d’aider à l’émergence, sur l’ensemble du territoire, de villes moyennes capables de subvenir aux besoins de leur population et de leur environnement en matière de services publics, de développement économique et social. Pour ce faire, il faudrait privilégier l’approche participative et l’accompagnement des élus choisis par les citoyens. En effet, ces derniers sont les plus à même de traiter les problématiques inhérentes à leur territoire. Il faut par ailleurs mettre en place de nouveaux moyens de financement des politiques de la ville et penser des solutions aux problèmes du foncier… Le chantier est vaste et la tâche n’est pas simple malgré les apparences, car le grand défi sera de se faire une place dans un système où les villes sont gérées comme des communes sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, où la déconcentration est faible, et où les ressources sont rares et centralisées. La régionalisation avancée pourrait être la solution…

Une femme à ce poste, cela changerait-il quelque chose ?

Certes, en général, les femmes et les hommes ont une manière différente de gérer la chose publique, mais personnellement, je préfère ne pas faire de distinction à ce niveau-là. A mon sens, il y a des personnes compétentes et d’autres qui le sont moins, et tout cela n’a rien à voir avec leur sexe. L’intérêt de l’approche genre en matière d’accès aux postes de décision est de mettre en place des mécanismes qui permettent de traiter sur un pied d’égalité des êtres humains qui se valent, et cela, le gouvernement actuel n’a pas su le faire ; alors même que la constitution lui a mis tous les outils entre les mains pour y arriver.

Pourquoi n’avez-vous jamais rallié les rangs d’un parti politique ?

J’ai pourtant fait quelques essais, mais je ne me suis pas retrouvée dans les partis en place. J’ai une vision plutôt libérale de la société dans ses aspects économiques, mais bien évidemment dans le respect des droits humains tels qu’universellement reconnus, et les partis marocains se déclarant de ce référentiel ont paraît-il manqué leur départ et traînent derrières eux la réputation de partis d’administration ! Par ailleurs, ayant récemment réalisé des travaux de recherche sur le fonctionnement interne des partis, j’ai pris conscience de leur incapacité à faire de la place aux femmes. La culture machiste est dominante aussi bien à gauche qu’à droite et cela fait fuir… mais je reste confiante en l’avenir. â–  Z.I.L.

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