Quand le stress s’installe; travail, charge mentale, responsabilités, le corps passe en mode résistance. Il produit davantage de cortisol, l’hormone du stress, pour maintenir l’énergie, l’attention, la performance. On avance. On gère. On encaisse. Même fatiguée, le corps tient.
Quand le rythme ralentit
Le problème ne survient pas pendant la période de stress, mais juste après. Lorsque la pression retombe, surtout en temps de vacances, congés, pause, l’organisme change de registre. Le cortisol baisse. Les mécanismes de compensation s’arrêtent. Et les symptômes apparaissent. Rhume, maux de tête, troubles digestifs, fatigue intense : c’est ce que les chercheurs appellent le “let-down effect”, autrement dit la maladie du relâchement.
Les études montrent que le stress prolongé modifie le fonctionnement du système immunitaire. Sous tension, le corps mobilise ses défenses différemment. Il tient, mais au prix d’un déséquilibre temporaire. Quand le stress cesse, l’organisme n’a plus besoin de compenser. Il exprime alors ce qu’il a retenu. Ce mécanisme a été observé chez des salariés surmenés, des étudiants après les examens ou encore des sportifs après une compétition.
Les femmes, souvent plus touchées
La charge mentale chronique, la difficulté à réellement récupérer, les rythmes fractionnés. À cela s’ajoutent les variations hormonales, qui influencent l’immunité et la fatigue. Résultat : le corps tient longtemps… puis lâche dès qu’il en a enfin l’autorisation. Tomber malade pendant les vacances n’est donc pas un signe de fragilité. C’est un signal biologique. Le corps rappelle qu’il ne peut pas fonctionner indéfiniment sous tension. La maladie devient alors une forme d’arrêt forcé.
Ainsi, si le corps lâche quand on ralentit, ce n’est pas le repos qui est en cause, mais le stress accumulé avant. Le vrai problème n’est pas de s’arrêter. C’est de ne jamais vraiment récupérer.