Les données statistiques définitives de l’année 2025 montrent que les usagers de deux et trois-roues représentent désormais près de 45% du total des décès dus aux accidents de la circulation. Ce constat, avancé par le ministre du Transport et de la Logistique, alerte sur un phénomène préoccupant qui place au centre du débat la question de la sécurité routière.
S’exprimant lors d’un séminaire international sur « Les usagers des deux-roues motorisées : entre perception du risque et comportement », Abdessamad Kayouh a indiqué que le principal défi consiste à réorienter une part importante des interventions publiques vers l’amélioration des conditions de sécurité de cette catégorie particulièrement exposée aux risques. Dans ce sens, la recherche scientifique constitue un levier essentiel pour mieux comprendre les facteurs comportementaux et cognitifs et développer des solutions adaptées aux spécificités socio-économiques.
Dans la même veine, Nhan Tran, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a souligné que l’investissement dans la recherche et l’innovation demeure la voie la plus efficace pour réduire les décès et les blessures graves.
Il a par ailleurs qualifié les accidents de la route d’« épidémie silencieuse » qui fait des millions de victimes chaque année dans le monde et entraîne des handicaps permanents affectant les familles et les économies nationales.
Pour rappel, les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les personnes âgées de 5 à 29 ans à l’échelle mondiale.