Avec « Anwar el Leil », la créatrice maroco-égyptienne Basant Abdalla imagine une collection qui capture l’atmosphère particulière du Ramadan. « Cette collection est née avec Ramadan, une période où tout semble plus lent, plus doux, plus lumineux », raconte-t-elle. Une sensation qu’elle exprime dans des silhouettes aériennes et faciles à porter. « J’avais envie de retranscrire cette légèreté, presque suspendue, et ce désir naturel de se rendre belle sans artifice », précise-t-elle. Inspirée par les lumières de la saison, la créatrice cherche avant tout à proposer un vestiaire intemporel. « L’idée était de créer des vêtements qui accompagnent les femmes avec grâce, sans jamais les contraindre », affirme-t-elle.

Côté matières, la fondatrice de la marque Aayne reste fidèle à deux textiles qu’elle affectionne particulièrement : le lin et le velours. « Le lin apporte une texture vivante et respirante tandis que le velours donne de la profondeur aux silhouettes », souligne-t-elle. La palette s’articule autour de tons terreux, naturels et apaisants, ponctués de touches plus vibrantes. « J’aimais l’idée de créer un équilibre entre sobriété et expression », confie-t-elle. Les coupes, elles aussi, privilégient la fluidité. « Les silhouettes sont pensées pour être flatteuses et gracieuses, sans être restrictives », explique-t-elle avec soin.
Lancée en 2023 entre le Maroc et l’Égypte, Aayne revendique une identité néo-beldi où héritage et modernité dialoguent librement. « La marque est née d’une passion pour la mode féminine et du désir de proposer une vision à la fois ancrée et contemporaine », déclare Basant Abdalla. Nourrie par les influences marocaines et égyptiennes, la griffe esquisse une féminité solaire et contemporaine. Car, comme Basant Abdalla précise, « la femme Aayne n’est pas définie par un lieu mais par une attitude, une présence douce mais affirmée. »
