Talel Paris, Quand le sac devient art

Talel Paris réinvente le sac. Audacieuse, sculpturale, irrésistiblement moderne, chacune des pièces de la marque lancée par Leila Roukni, devient un objet singulier, entre héritage et avant-garde, qui transforme l’accessoire en véritable manifeste de style.

Elle s’appelle Leïla Roukni et, en quelques saisons à peine, sa marque Talel Paris s’est imposée dans le milieu très select de la mode. Lauréate du Fashion Trust Arabia 2025 et propulsée sous les projecteurs lorsqu’une de ses créations a tapé dans l’œil de la pop star Beyoncé, la créatrice joue avec les codes de la maroquinerie. Elle s’amuse des formes, volumes et matières pour créer des sacs singuliers et inattendus. “Pour moi, chaque sac est un peu comme une sculpture ou un objet : je pense autant à sa matière qu’à sa forme et à son identité”, esquisse-t-elle. Dans sa dernière collection Chapitre Maroc” qu’elle dévoile à la Fashion week de Paris au mois de mars, la créatrice de 36 ans mêle, avec finesse, racines marocaines et créativité actuelle. “Cette collection interroge la transformation des héritages: non pas pour les figer mais pour les déplacer, les traduire et les inscrire dans un vocabulaire contemporain”, explique Leila Roukni. Le Triangle bag, pièce iconique de Talel, se réinvente avec des pièces berbères vintage, faisant de ce sac, “un talisman contemporain à la croisée du bijou, de l’accessoire et de l’objet”. La version métal, radicale et sculpturale, repousse encore les limites du design tandis que le bowling bag full chèvre réinterprète l’artisanat traditionnel marocain dans une silhouette épurée.

Long hair bag. © tristan roesler

Rupture élégante

Née en France de parents marocains, Leila Roukni tire force de ses deux mondes pour créer des pièces uniques. “J’ai grandi avec cette double culture franco-marocaine qui a façonné ma façon de voir le monde”, se livre-t-elle. “Cette double identité vit dans tout ce que je crée.” Après des études de commerce, la trentenaire intègre les studios de Chloé, Isabel Marant et Saint Laurent, où elle découvre les codes du luxe… et les limites de la standardisation. “Pendant mes années dans le luxe, tout était très standardisé. J’avais envie de casser les codes, de proposer quelque chose qui ne ressemble pas à ce qu’on voit”, se souvient-elle. 

Beyoncé avec Triangle bag.

L’accessoire réinventé 

De cette volonté de rupture naît Talel Paris, un laboratoire d’expérimentation où passé et futur dialoguent, “où mon héritage arabe inspire le futur, où le savoir-faire traditionnel rencontre une approche conceptuelle”, comme elle le décrit si joliment. “L’ADN de Talel, c’est la disruption”, lance-t-elle. Chaque pièce défie ainsi les conventions pour une vision avant-gardiste. Plus qu’un accessoire, le sac de Leila Roukni se veut objet de désir, transformant le style de celles qui osent le porter.

Triangle bag XXL arabic rugs. © orane auvrey

Cuir de chèvre, métal, tapis orientaux recyclés… et même cheveux humains, Leila Roukni explore tous les matériaux. Sous ses yeux, les volumes sont sculpturaux, les lignes architecturales assumées et les palettes de couleurs, captivantes (du bleu majorelle au vert fluo en passant par le néo orange). “J’aime que les coloris aient du caractère, qu’ils surprennent et qu’ils viennent jouer avec les formes pour créer des effets inattendus”, sourit-elle. Parmi ses créations, celle qui cristallise le mieux son univers : le sac triangle en tapis. “J’aime dessiner des lignes obliques, géométriques, presque architecturales”, détaille-t-elle. “En plus, il allie héritage et contemporanéité, et il est également fait à partir de tapis orientaux recyclés, ce qui lui donne aussi un côté responsable.” Et de souligner :  “L’artisanat, c’est le cœur de Talel Paris. Et c’est grâce aux artisans que mes formes les plus audacieuses peuvent exister !”  Chaque sac incarne une identité où chaque détail porte sa propre narration. “Les femmes qui portent Talel n’ont pas besoin d’une histoire pour exister : elles viennent avec la leur !” .

Triangle bag berbère vintage. © tristan roesler
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