Avec Topographie de l’oubli, Nissrine Seffar présente à La Galerie 38 un ensemble d’œuvres : peintures, sculptures, vidéos et installations, issues de plusieurs années de recherche, réunies autour d’un même questionnement : la mémoire inscrite dans la matière. Au cœur du projet, deux territoires entrent en résonance : la mer du Nord et le désert du Maroc. Dans ces espaces a priori éloignés, le sol agit comme une mémoire vivante. Par strates successives, il conserve les empreintes d’une histoire collective tout en laissant émerger la possibilité d’un renouveau. Le sable et le sel deviennent alors des matières-mémoire, des archives sensibles, traversant le temps tels des fossiles contemporains et reliant le passé à notre présent.