Loubna Jaouhari a choisi de raconter une partie de son histoire. Jeudi soir, l’humoriste a partagé sur son compte Instagram une série de confidences intimes dans lesquelles elle revient sur plusieurs traumatismes qui ont marqué sa vie.
Elle évoque d’abord son enfance en tant que fille adoptée (elle en avait déjà parlé auparavant) et les blessures laissées par certains mots. L’artiste raconte avoir grandi en entendant des personnes la qualifier de « Lakita », un terme péjoratif utilisé pour désigner un enfant sans filiation connue. Des paroles qui, explique-t-elle, lui ont longtemps fait ressentir qu’elle n’avait ni origines, ni famille, ni véritable place.
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Une publication partagée par Loubna Jaouhari |لبنى الجوهري🧿 (@loubnaeljr)
Dans son témoignage, Loubna Jaouhari décrit l’impact profond de ces remarques répétées sur sa construction personnelle et son estime de soi. Elle explique avoir longtemps porté le poids du regard des autres, jusqu’à décider aujourd’hui de reprendre le contrôle de son récit.
L’humoriste révèle également avoir été victime d’un viol alors qu’elle était encore au lycée. Elle raconte avoir gardé ce traumatisme pour elle pendant des années, paralysée par la peur d’en parler à sa famille et par la crainte de ne pas être comprise. Un silence qui, selon ses confidences, a profondément marqué son adolescence et sa vie d’adulte.
À travers cette prise de parole, Loubna Jaouhari affirme vouloir contribuer à libérer la parole autour des violences sexuelles et des blessures liées à la stigmatisation. Son objectif, explique-t-elle, est d’encourager d’autres victimes à ne plus rester seules face à leurs souffrances et à rappeler que les mots, tout comme les violences subies, peuvent laisser des cicatrices durables.
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Ses confidences ont rapidement suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont salué son courage et sa sincérité, lui adressant des centaines de messages de soutien. Beaucoup ont également souligné l’importance de son témoignage pour sensibiliser à la fois aux conséquences de la stigmatisation des enfants adoptés et aux violences sexuelles, encore trop souvent tues par les victimes.