Pour la première fois de son histoire, la Coupe d’Afrique des Nations innove jusque dans son format géographique. Les huitièmes de finale se joueront dans huit stades différents, répartis à travers les différentes régions du Maroc. Un choix audacieux qui consacre la CAN comme une fête populaire décentralisée, rapprochant le football des territoires et offrant à chaque ville l’intensité des matchs à élimination directe. Une organisation ambitieuse, reflet d’une compétition entrée dans une nouvelle ère.
Le Soudan, qualifié sans marquer
Paradoxe saisissant de cette CAN : le Soudan s’est qualifié pour les huitièmes de finale sans inscrire le moindre but. Une première dans l’histoire du tournoi. Discipline tactique, solidarité défensive et une réussite presque jamais vue ont porté les Soudanais. Leur qualification s’est même jouée sur un but contre son camp de la Guinée équatoriale, symbole d’un football où l’efficacité ne rime pas toujours avec spectacle.
Sadio Mané, la constance d’une légende
Depuis 2006, Sadio Mané est le joueur le plus décisif de la CAN, avec un impressionnant total de 10 buts et 7 passes décisives. D’édition en édition, l’attaquant sénégalais confirme son statut de référence continentale. Leader discret mais influence déterminante, Mané incarne cette capacité rare à peser durablement sur l’histoire de la compétition.
Gabon, la fin d’un cycle
Pour le Gabon, cette CAN sonne comme la fin d’une génération. Les figures emblématiques, comme Pierre Aubameyang ou Mario Lemina, ont peiné à transmettre le flambeau, laissant apparaître un creux que seule une reconstruction patiente pourra combler. La transition footballistique est désormais inévitable, entre mémoire des exploits passés et nécessité de se réinventer.



