Parures et costumes traditionnels en miniature

Documentaliste, chercheuse et autrice, Habiba Hantout Seidel a consacré sa vie aux costumes et parures traditionnelles marocaines, les représentant avec finesse sur des poupées miniatures. Entretien.

Récemment ouvert, « Le Petit Musée » à Casablanca abrite plus de 200 de vos poupées miniatures arborant des tenues et costumes issus de tout le Maroc. D’où vous est venue cette passion ?
Dès mon plus jeune âge, j’ai été happée par le monde des costumes et des parures. Je me rappelle avoir été en plein émerveillement de voir ma grand-mère draper son beau haïk blanc ivoire, une pièce des plus antiques. Je me souviens de mon oncle endossant ses deux élégantes djellabas, le sousdi blanc écru et la yazamiya marron tissée à Chefchaouen. Je revois aussi mes deux tantes devant leur miroir composant leur haute coiffe pointue appelée hantouz, ou leur chedda merouha (coiffure “à l’éventail”), sans parler des fêtes familiales…

Recherches, voyages, collectes de témoignages, … Ce travail vous a pris 40 ans…
Ma collection a pris naissance en 1980 à Casablanca. Il s’agissait d’une idée personnelle, qui a donné lieu, effectivement, à plus de 40 ans de recherches, de travail manuel, d’écriture, d’art et de couture mais aussi d’investigations de terrain et de collecte de témoignages oraux ou visuels auprès de personnes impliquées dans la pratique et les traditions de leurs régions (Tétouan, Fès, Oujda, …). Au fur et à mesure de mes découvertes, j’ai confectionné à la main, avec le plus grand amour pour notre culture, ces miniatures, féminines et masculines, de 50 à 60 cm de haut, portant des costumes et parures bien identifiés.

Dans quel objectif l’avez-vous pensé ? Et quel est-il aujourd’hui ?
C’est initialement un projet personnel. J’ai eu ensuite envie de partager mon travail, tout d’abord avec mon entourage puis avec l’ensemble des Marocains. Car l’histoire de ces costumes et parures nous appartient à tous. L’idée d’ouvrir un musée a ensuite fait son chemin. Aujourd’hui, il a vu le jour tout comme mon ouvrage “XIII siècles d’élégance au Maroc”. Ce travail se veut un témoignage incontestable de l’énorme richesse de notre patrimoine culturel national.

En 2022, vous avez publié le livre « XIII siècle d’élégance au Maroc ». Quelle est la caractéristique du raffinement à la marocaine ? Et comment a-t-il évolué ?
La djellaba, chez les hommes et le “caftan et dfina”, chez la femme. Ce sont des costumes qui ont traversé le temps et sont restés d’actualité dans notre pays. Au fur et à mesure de l’industrialisation, ils ont été adaptés, intégrant notamment de nouveaux motifs par-ci, des coupes plus modernes par-là. Toute l’élégance du costume marocain vient des tissus utilisés, des coiffes et bijoux assortis.

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