Le Centre interculturel Leila Alaoui (CILA) à Fontvieille en France voit le jour

Le travail de la photographe Leila Alaoui, décédée le 18 janvier 2016 suite à une attaque à Ouagadougou au Burkina Faso, perdure. Christine Alaoui, sa mère et présidente de la Fondation Leila Alaoui, y œuvre à travers l’ouverture de diverses antennes. Entretien.

Créée en avril 2016, la Fondation Leila Alaoui  prévoit d’ouvrir une antenne en France, plus précisément à Fontvieille dans les Bouches-du-Rhône. Comment est né ce projet ?

Ce projet est né disons prématurément puisque nous voulions tout d’abord concentrer nos efforts sur le Maroc avant d’ouvrir une antenne en France. Les choses se sont précipitées, par pur hasard. Lors d’un séjour à Arles pour les Rencontres de la Photographie – événement cher à Leila- , j’ai rencontré par le biais de Soune Wade, ancienne directrice du centre culturel francais à Marrakech une de ses amies qui habitait à Fontvieille, petit village situé à 10 mins de là. A l’occasion d’une visite dans sa commune, je suis tombée sous le charme de la Tour des Abbés, patrimoine historique en Provence, qui avait été donné à la mairie pour en faire un lieu de culture. Après avoir déposé notre projet, nous avons signé un bail emphytéotique de 45 ans renouvelables. Nous devons bien évidemment lever les fonds nécessaires pour les rénovations du désormais Centre interculturel Leila Alaoui (CILA), mais nous comptons déjà organiser des événements en extérieur durant la saison culturelle d’été.

En quoi est-il une étape importante pour votre Fondation ?

Outre le fait de promouvoir le travail de Leila, cette expérience est aussi, pour nous, l’occasion d’attirer l’attention des responsables marocains afin qu’ils nous aident à trouver des sites pour en faire des lieux de culture.

Vous travaillez également sur un autre projet : le lancement d’une Fondation Leila Alaoui à l’Ourika. Qu’espérez-vous apporter à travers cette démarche de développement ?

Il s’agit de protéger son travail et de pérenniser son nom.

Pour vous, quelle empreinte a laissé Leila Alaoui dans la société marocaine ?

Leila a laissé non pas une empreinte mais plusieurs. Elle a défendu les laissé(e)s pour compte en Syrie au Liban au Maghreb en Afrique sub-saharienne, et ce, sans distinction de pays, d’appartenance à une religion ou de couleur. Elle a soutenu la cause des femmes et elle a farouchement défendu leurs droits. J’ai notamment saisi l’importance de son empreinte à travers les divers témoignages reçus. Beaucoup retiennent ses valeurs humaines. C’est un aspect que je tiens à souligner car il donne à son œuvre une dimension humaine et universelle.

Que peut-elle encore aujourd’hui insuffler à la jeunesse féminine ?  

Encore et toujours, ses valeurs humaines et sa défense des droits.

Quelles sont les prochaines expositions en hommage au travail de Leila Alaoui ?

Une est prévue du 30 juin au 16 juillet 2023 à la Chapelle du Rosaire de Yenne en Savoie à l’occasion des promenades photographiques. Une autre à partir du 08 juillet au CILA à Fontvieille lors d’une exposition collective.

 

Crédits photos de :

  • Christine Alaoui : Leila Alaoui
  • Leila Alaoui : Leila d’Augustin-Le-Gall
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