Inaugurée le 12 février et visible jusqu’au 30 mars, l’exposition se déploie comme un parcours méditatif à travers une installation vidéo immersive. L’artiste y explore la métamorphose de l’existence, dans un dialogue subtil entre nature et intériorité, où l’âme et le vivant semblent évoluer en parfaite symbiose.
De la graine enfouie, symbole du potentiel et de la gestation intérieure, à l’arbre qui s’élève, reflet de croissance et d’ouverture au monde, jusqu’à la fleur, éphémère et lumineuse, chaque étape évoque un moment du cycle de la vie.
Dans cet univers, les œuvres Habba et Zahra dialoguent comme deux temps d’un même mouvement : l’un tourné vers l’intériorité, l’autre vers l’éclosion, formant un équilibre fragile et poétique. La vidéo Habba (graine) raconte ainsi l’histoire d’un commencement. Une forme simple traverse l’espace, hésite, puis s’immobilise dans l’obscurité. Sous cette apparente inertie, une transformation silencieuse s’opère.
L’œuvre évoque le temps nécessaire à toute naissance; un temps fait de patience, de solitude et de confiance, à l’abri des regards.
Présentée pour la première fois au musée sous la forme d’une installation composée de dix écrans flottants, Zahra-Khasla (fleur-vertu) fait éclore des fleurs imaginaires, unies par la pulsation d’un point rouge, comme un souffle commun.
L’exposition invite ainsi le spectateur à une immersion dans un univers symbolique où l’art contemporain dialogue avec la spiritualité et la contemplation du mois de Ramadan.
Diplômé de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan en 1998, où il enseigne depuis 2008, Younes Rahmoun développe une œuvre nourrie d’une réflexion spirituelle et d’une expérience vécue. À travers un langage fait de nombres, de couleurs, de formes et de rythmes, il explore les cycles, les états intérieurs et les liens discrets qui relient l’être au monde.

