#WelinaWehdinMenkoun : Abir Kazzaz, journaliste, réfugiée et surtout femme combative

Pour le deuxième épisode de sa web série #WelinaWehdinMenkoun (Nous faisons partis de vous), le HCR Maroc a choisi de donner la parole à Abir Kazzaz, journaliste syrienne et réfugiée. Une vidéo réalisée en partenariat avec Jawjab pour promouvoir le vivre ensemble au Maroc mais aussi diffusée à l’occasion de la Journée mondiale des Femmes.

Elle nous parle de la guerre en Syrie, de ses souvenirs, de son pays d’accueil le Maroc et de ses espérances. Abir Kazzaz, journaliste et réfugiée, raconte son histoire. Une histoire que le HCR Maroc a voulu mettre en avant dans sa web série #WelinaWehdinMenkoun (Nous faisons partis de vous) à l’occasion de la Journée mondiale des Femmes. Réalisées avec l’aide de Jawjab, les vidéos ont pour objectif de promouvoir le vivre ensemble au Maroc. Ainsi, plusieurs réfugiés de différentes nationalités content leur vie d’avant sous la guerre ou les menaces, et leur nouvelle vie au Maroc. Abir témoigne alors. Elle parle de la Syrie, de ses souvenirs dans ce pays où elle a grandi et a épousé son mari. Tous deux ont fui avec leurs trois enfants dont une fille souffrant de handicap mental. « On m’a souvent posé cette question, à moi et à mes compatriotes syriens : « Pourquoi n’êtes-vous pas restés dans votre pays pour le défendre ? » J’aimerai bien leur poser cette question : « Qu’auriez-vous fait à ma place ? », lâche-t-elle face caméra. Aujourd’hui, la petite famille vit à Tanger où Abir a repris ses études à l’université. « J’ai une réelle soif d’apprendre. L’élève améliore toujours sa condition par le savoir. C’est encore plus important que l’argent, enchaîne-t-elle. Etant issue d’un milieu modeste, je devais m’affirmer par mon éducation. Malgré mon âge, je me suis donné comme défi de décrocher un doctorat. Et heureusement, mon mari est là pour me soutenir ». Pour cette femme combative, « dans la vie, il faut lutter, travailler et persévérer… ». Au Maroc, elle (re)vit. « La communauté marocaine est bienveillante à l’égard des Syriens », souligne-t-elle, avant de tenir à adresser un message aux Marocains : « Il ne faut pas considérer les Syriens comme un fardeau. Nous avons quitté notre pays à cause de la guerre et pas pour faire du tourisme. Nous n’avons pas le choix, et c’est valable pour chacun d’entre nous. » Et comme le rappelle le HCR, les réfugiés font partie intégrante de la société et constituent une véritable richesse.

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