TIMITAR Le sacre amazigh

C'est en grande pompe que le festival Timitar a célébré son 10ème anniversaire. Du 26 au 29 juin dernier, la ville d'Agadir a fait l'éloge d'une culture ancestrale ancrée dans la mémoire collective. Retour sur une édition hors pair...

Célébrer Timitar cette année, c’est commémorer une décennie d’existence durant laquelle la musique amazighe a brillé de mille feux. Issus de toutes les régions du sud, des artistes amazighs ont défilé sur les scènes de la capitale du Souss pour laisser libre cours à leur art. Durant cette 10ème édition, plonger dans l’univers de Timitar n’a pas été difficile. Et pour cause, les organisateurs ont effectué une sélection d’artistes hétéroclite, qui jongle entre les styles et les nationalités. Pour la première fois en Afrique, le roi de la musique country, Kenny Rogers, a répondu présent. “Personne ne m’a jamais invité à me produire en Afrique.C’est grâce à Timitar que je ferai mon baptême du Maroc. Quel honneur de donner un concert dans ce pays, surtout lors de ma dernière tournée mondiale”, déclare l’auteur de “The Gambler” et de “Lady”. La musique amazighe a aussi dignement été représentée par une tablée d’artistes, comme la diva locale, la Raïssa Fatima Tabaâmrant, qui s’est produite en ouverture devant un public conquis. La troupe Ahwach Idelsane a fait résonner les sonorités de Skoura, dans la région d’Ouarzazate ; alors que le groupe Ahwach Haha a rappelé la richesse musicale d’Essaouira. Sans oublier les Ahwach Ait Bâamrane, venus tout droit de Sidi Ifni.

Marcel, Majda, et les autres

Il chante pour la paix et la sérénité. Sa musique a résonné dans nombreux foyers au Maroc et dans les pays arabes. Marcel Khalifa, dont la popularité n’est plus à démontrer, s’est produit à guichet fermé au Théâtre de Verdure. En compagnie de l’ensemble Al Mayadine, le grand spécialiste de luth oriental a majestueusement revisité ses plus grands classiques. De passage à Agadir, l’artiste libanais a exprimé son “souhait de travailler sur une oeuvre musicale marocaine inspirée de la richesse culturelle du Maroc, et de son patrimoine folklorique où les musiques andalouse, amazighe et africaine se mêlent”. La gracieuse Majda El Roumi a saupoudré sa légendaire élégance sur la scène Al Amal. Elle a chanté quelques titres de son dernier album, ainsi que ses plus grands classiques. Une trêve de sérénité dans ce monde de brut… La clôture du festival a été assurée par Nass Al Ghiwane qui, spécialement pour l’occasion, ont interprété “Tamaguite”, une chanson en tachelhit écrite par Mohamed Hanafi, du groupe Izenzaren. Le grand amoureux du Maroc, Khaled, a également fait le déplacement pour enflammer le public qui, dans la même soirée, a retrouvé Aârab Atigui, la Raïssa Talbensirt ou encore Ahmed Soultan. Arkentchkar (merci) Timitar !

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