Saad Lamjarred Le tombeur de ces dames

Grâce à sa voix timbrée et à son joli minois, Saad Lamjarred n'a pas laissé le public de Caftan de marbre. Du haut de ses 28 ans, il avance doucement mais sûrement vers la voie de la célébrité. Rencontre avec une star en devenir.

FDM Le grand public vous a découvert en 2007 grâce à votre participation à l’émission “Super Star”, diffusée sur la chaîne libanaise LBC. Cette expérience vous a-t-elle marqué ?

Saad Lamjarred : C’était la première fois que je chantais devant un public aussi large que celui du monde arabe. J’étais très jeune à l’époque, je devais avoir 22 ans. Honnêtement, j’ai participé à l’émission juste pour m’amuser. Mais au fur et à mesure, j’ai réussi à passer d’une étape à l’autre jusqu’à la finale.

Vous avez vécu 10 ans aux Etats-Unis, mais vous avez décidé de rentrer au Maroc. Quel a été le déclic ?

Vous savez, vivre 10 ans dans un pays comme les Etats-Unis est loin d’être une mince affaire ! Je suis fils unique, mes parents priaient jour et nuit pour que je revienne au Maroc auprès d’eux. En outre, après l’expérience “Super Star”, j’ai découvert mon potentiel et j’ai décidé de poursuivre mon rêve, celui de devenir un artiste reconnu. J’ai donc fini par plier bagage et revenir au Maroc et aujourd’hui, je ne le regrette pas car cela m’a ouvert les portes de la célébrité.

En 2010, vous avez sorti votre premier single “Ouaâdini”. Pourquoi avoir attendu trois ans pour l’album ?

Effectivement, j’ai un peu tardé avant de lancer l’album, mais c’est parce que j’ai tenu à prendre mon temps. Je n’aime pas me précipiter quand je fais des choses qui me tiennent à coeur ; d’autant plus que j’étais conscient que les gens attendaient ce que Saad Lamjarred allait faire. Je ne voulais donc pas les décevoir. Et comme je n’avais pas de producteur, j’ai tout fait moi-même. J’ai produit mon clip par mes propres moyens. J’ai également collaboré avec de jeunes artistes de ma génération, tels que Jalal El Hamdaoui, Mohammed Cherrabi ou Redouane Diri. En trois ans, j’ai réussi à bien choisir mes morceaux.

Vous avez chanté sur le podium de Caftan 2013. Que représente un tel événement pour vous ?

Il faut savoir que j’adore la mode. Je suis de très près le look des stars et les nouveaux styles. J’ai pris pour manager un créateur de mode qui me permet de rester à l’affût des tendances. J’ai donc été ravi quand on m’a contacté pour chanter à Caftan. Je n’ai pas hésité une seconde pour accepter ! L’année dernière déjà, j’avais participé à l’after Caftan, et j’avais adoré.

Vous entretenez un look de bad boy, toujours tiré à quatre épingles. Vous inspirez-vous d’une star en particulier ?

Il est normal qu’un artiste prenne pour modèle la célébrité qui le passionne et essaie de marcher sur ses traces. Au début, on est déboussolé, on ne sait pas sur quel pied danser. On s’inspire donc de son idole, de son look et de son attitude. J’ai toujours été marqué par le style de Justin Timberlake et d’Enrique Iglesias. Mais par la suite, je me suis forgé ma propre personnalité et mon propre look.

Au-delà de votre talent, ce style particulier vous permet-il d’avoir du succès auprès des femmes ?

Bon, si on se réfère aux sites communautaires comme Facebook, il est clair qu’approximativement 80 % de mes fans sont des femmes. En outre, lors des mes concerts ou de soirées privées dans lesquelles je me suis produit, je suis à chaque fois surpris de voir des jeunes filles se déchaîner. Pour être franc, j’aime ça. C’est une chose qui ferait plaisir à n’importe quel artiste !

Après vos deux clips, “Ouaâdini” et “Salina”, et un premier album, quels sont vos projets ?

Je suis en train de préparer le clip vidéo de trois chansons de l’album : “Mal hbibi”, “Lemen nechki” et “Zine li âtak allah”. La dernière est bien évidemment une reprise remixée et retravaillée par le talentueux Jalal El Hamdaoui.

L’actrice franco-marocaine Nadia Benzakour joue dans le dernier film d’Eric Barbier, « Zodi et Téhu ». Un magnifique conte dans lequel
L’événement Art-Fair est de retour à Marrakech. Ce rendez-vous international pose ses valises dans les salons de la Mamounia, mais
31AA4644-E4CE-417B-B52E-B3424D3D8DF4