« Prendre le large » avec Sandrine Bonnaire et Mouna Fettou à l’Institut français Casablanca

Les comédiennes Sandrine Bonnaire et Mouna Fettou étaient à l’Institut français Casablanca ce 1er mars pour présenter le film « Prendre le large ». A leurs côtés également, le réalisateur Gaël Morel.

 

Le film « Prendre le large » a été projeté ce 1er mars à l’Institut français Casablanca en présence des actrices Sandrine Bonnaire et Mouna Fettou ainsi que du réalisateur Gaël Morel. Ce long-métrage est « un hommage au milieu ouvrier d’où je viens », comme le souligne le cinéaste. Le pitch ? C’est l’histoire d’Edith (interprétée par Sandrine Bonnaire) qui est bouleversée par un plan social. L’usine dans laquelle elle travaille depuis toujours est délocalisée à Tanger. Pour les ouvriers, l’unique alternative au chômage est d’accepter un reclassement au Maroc. Edith, sans attache, avec un fils travaillant au loin, est la seule à faire ce choix : partir à Tanger. Mais pourquoi le Maroc ? « C’est le seul pays d’Afrique du Nord qui offre autant de sécurité aujourd’hui et il est associé aux vacances, explique le réalisateur. Imaginer une Française mener une vie d’ouvrière là-bas, loin des images de cartes postales, créait un phénomène de singularité. » Même si les premiers pas dans cette nouvelle usine et ce pays inconnu sont difficiles, Edith se lie vite d’amitié avec Mina (jouée par Mouna Fettou), qui tient la pension où elle loge. Et grâce à cette amitié, sa vie prend un nouveau tournant. « Mina possède la rue quand elle marche au milieu de la foule, décrit Gaël More. La loi est de son côté : on ne répudie plus les femmes au Maroc. Le pays, aujourd’hui, aspire à la liberté absolue, comme l’Espagne au moment de la Movida. » Et de confier que pour le rôle de Mina, « je voulais une actrice qui s’oppose à Sandrine, elle devait avoir une silhouette différente, mais être capable de jouer presque la même musique. Mouna Fettou a cela, une terrible colère presque enfantine, quand elle sourit. » En résumé, « Prendre le large » est un film globalement « solaire » : « A défaut d’apporter des solutions politiques aux problèmes, j’essaie d’en apporter à mes personnages, reconnaît-il. Il y a quelque chose de l’ordre de l’apaisement, presque de la « communion » dans « Prendre le large ».

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