Nadia Hachimi Alaoui

C'est un visage connu et apprécié qui a ouvert le bal de Caftan cette année. Il s'agit de la journaliste et présentatrice télé marocaine Nadia Hachimi Alaoui. Portrait d'une animatrice aguerrie.

Pour cette 17ème édition de Caftan, c’est la présentatrice télé Nadia Hachimi Alaoui qui a donné le coup d’envoi de la cérémonie. D’emblée, elle a annoncé la couleur en insistant sur la dimension culturelle de l’événement : “Je trouve que Caftan réussit à nous sortir d’une vision patrimoniale de notre culture et de nos traditions. L’événement participe en soi à cette dynamique qui consiste à revisiter et à réinventer le Maroc. Bref, à se projeter dans l’avenir plutôt que de rester figé dans le passé”. Nadia, qui portait pour l’occasion un magnifique caftan noir, ne pouvait cacher sa fascination devant cet habit traditionnel, mais dans ses versions les plus revisitées : “Je fais partie de celles qui défendent un caftan complètement déstructuré, réceptacle de plein de références et qui donne des racines à l’avenir”.

L’espace d’une soirée, celle qu’on avait l’habitude de voir dans des émissions plus “sérieuses” s’est transformée en une maîtresse de cérémonie accomplie. “C’est un registre qui n’est pas forcément le mien, mais j’ai trouvé amusant de faire quelque chose de glamour”, lance-t-elle tout à trac. Décidément, notre présentatrice est déroutante de naturel. Un rien réservée quand on l’aborde, la glace fond rapidement au fil de la discussion… sauf quand il s’agit de la faire parler de son parcours ! Nadia s’excuse presque de devoir parler d’elle.

Ses débuts dans la coopération

Nadia Hachimi Alaoui a un DEA en analyse économique. Les études finies, elle se tourne vers la coopération culturelle. “Au moment d’entamer mon doctorat, j’ai croisé sur mon chemin quelqu’un d’extraordinaire, une Autrichienne qui montait un très grand projet sur l’art islamique en méditerranée dans le cadre du programme MEDA”. C’était en 1998. Nadia avait 26 ans et des rêves plein la tête. “Le projet consistait à mettre en place des itinéraires culturels et touristiques dans onze pays du pourtour méditerranéen. Je m’occupais de ceux du Maroc et du Portugal. Je voyageais donc tout le temps et au bout de quatre ans, j’avais fait le tour de la coopération culturelle”. S’ensuit un virage brutal en 2002. Elle décide de travailler dans la presse, un rêve d’enfant. “J’ai toujours eu envie d’être journaliste. C’était quelque chose qui me tentait vraiment. Et puis, le hasard a fait qu’au moment de re-signer avec mon ONG, j’ai eu l’opportunité de travailler au Journal hebdomadaire en tant que journaliste économique”, raconte Nadia, qui effectue ainsi un retour aux sources, à sa formation initiale.

La passion du journalisme

Quand elle parle de son métier de journaliste, la passion embrase son regard. “C’était une expérience fabuleuse. Nous étions une équipe bien soudée”. Au bout de cinq ans, Nadia quitte cependant la presse écrite pour la télévision. Elle démarre en tant que chroniqueuse économique au JT avant de se voir confier l’émission “Eclairages”, qu’elle anime avec beaucoup de talent et de maîtrise. Il y a trois ans pourtant, elle décide de changer de registre, sans rompre pour autant avec le domaine. Elle se charge ainsi des relations internationales et institutionnelles d’une agence publique. Par la suite, Nadia décide de tout mettre en stand-by pour reprendre ses études et démarrer un doctorat en sciences politiques. “Tout prend du sens aujourd’hui. J’ai réussi à transformer mes compétences professionnelles, aussi bien journalistiques qu’institutionnelles, en une expérience de recherche”, explique-t-elle. Dopée à la passion de l’info, elle se donne l’opportunité d’aller encore plus loin : “La chose qui m’anime le plus, c’est de comprendre les problématiques politiques et économiques ; d’où les recherches que j’effectue actuellement. C’est un travail conceptualisé, mais toujours avec cette idée d’enquête, qui me permet de m’intéresser aux transformations économiques et tout ce qu’elles impliquent en termes de modalités de gouvernance”. Aujourd’hui, Nadia Hachimi Alaoui se retrouve donc plongée dans ses recherches, à essayer de décrypter le monde qui l’entoure. Mais l’espace d’une soirée, elle a bien voulu sortir la tête de ses livres savants pour baigner dans l’univers sensuel du caftan et de la mode. “Le glamour m’a sortie de mes bibliothèques”, avoue-t-elle, taquine.

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