« Maroc : la guerre des langues ? », le petit dernier de la collection « Les Questions qui fâchent »

Un collectif d’écrivains et d’intellectuels s’est penché sur la diversité linguiste au Maroc. Une panoplie de textes et de réflexions rassemblés dans le livre « Maroc : la guerre des langues ? » et écrit dans le cadre de la dernière collection « Les Questions qui fâchent », dirigée par Kenza Sefrioui. Parution prévue le 10 février.

Dans « Maroc : la guerre des langues ? », un collectif d’écrivains et d’intellectuels se questionnent sur les enjeux sociaux, économiques, politiques et culturels qui tournent autour de la diversité linguistique (arabe, darija, amazigh, français, espagnol…) au Maroc. Car cette diversité ne doit pas faire oublier qu’elle est aussi source de tensions, comme le met en avant la collection « Les Questions qui fâchent », dirigée par Kenza Sefrioui, qui publie ce livre. Le poids de l’histoire coloniale, les hégémonies géopolitiques et les fractures sociales ont installé des représentations souvent caricaturales : français langue de modernité vs arabe assigné à la religion et à la tradition, darija et amazigh dialectes et simples outils de communication vs arabe littéral langue écrite, etc. Ces rapports de force génèrent ainsi des crispations identitaires, une obsession de la légitimité et des sentiments d’injustice.
Parmi les auteurs, on retrouve Yassin Adnan, Abdou Filali Ansary, Mohamed-Sghir Janjar, Abdellatif Laâbi, Nabyl Lahlou, Fouad Laroui, Omar Saghi ou encore Abdellah Taïa. Ces hommes qui ont pris la plume se penchent ainsi sur cette situation plutôt complexe. Mais au-delà des préjugés et des polémiques, ils plaident pour l’ouverture et la traduction, comme le souligne la collection qui se propose, après « Islam et femmes, les questions qui fâchent », d’Asma Lamrabet en 2017, d’aborder des sujets qui façonnent en profondeur le monde en déconstruisant les représentations et en proposant des lectures plus apaisées. A l’agenda également, quatre rencontres autour de ce livre : deux avec Jalal Hakmaoui et Zakia Iraqui-Sinaceur le samedi 10 février à 16h au siège de la région de Casablanca/Settat et le dimanche 18 à 18h au stand de l’Institut français à l’occasion du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), ensuite une table ronde le dimanche 11 février à 11h00 avec Mohamed-Sghir Janjar, Zakia Iraqui-Sinaceur, Jalal El Hakmaoui et Salim Jay au stand de l’Institut français au SIEL, et enfin une autre table ronde le lundi 12 février à 16h00. avec Jalal El Hakmaoui, Driss Ksikes, Yassin Adnan, Farid Merini et Mustapha Slameur au stand du CNDH au SIEL.

« Maroc : la guerre des langues ? », collection Les Questions qui fâchent, 172 pages. Tarif : 95 Dhs

 

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