Liban, Jordanie, Tunisie : fin de l’impunité pour les violeurs

Après la Tunisie et la Jordanie, le Parlement libanais a abrogé mercredi 16 août l’article du Code pénal qui permettait à un violeur d’échapper à une condamnation s’il épousait sa victime.

Après la Tunisie en juillet et la Jordanie en août, c’est au tour du Liban de « lever » la protection juridique pour les violeurs. L’article 522 du Code pénal vient d’être abrogé par les parlementaires. Jusqu’à présent, il permettait à un délinquant sexuel d’éviter toute condamnation car si « un mariage valide est contracté entre l’auteur d’un de ces crimes (viols, agressions, rapts et mariage forcé) et la victime, les poursuites cessent, et si un verdict a déjà été prononcé, son application est suspendue ». Une loi révoltante pour la société civile qui, depuis février, a mené une véritable campagne pour que les violeurs n’échappent plus à la prison. Même si aucun chiffre officiel n’existe sur ces mariages « arrangés », cette pratique est répandue dans les zones rurales du pays, comme le soulignent les associations comme Abaad, l’une de celles qui lutte depuis des années. Sur son compte Facebook, elle a salué ce vote : « Félicitations à toutes les femmes et les filles libanaises », parlant de « victoire » pour la dignité des femmes ! A quand une telle abrogation chez nous ?

 

 

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