Le succès et le sérieux de la formation Amal à Marrakech reconnu

La formation de l'association Amal à Marrakech qui est destinée aux femmes divorcées, veuves et aux mères célibataires dans une situation très précaire, vient d'être reconnue par l'Association de l'industrie hôtelière (AIH). Une très bonne nouvelle pour Amal qui compte tout de même un taux d'insertion de 86 % !

Désormais, chaque femme qui sortira de The Amal Women’s Center à Marrakech aura un certificat reconnu par l’Association de l’industrie hôtelière (AIH), une entité qui donne, entre autres, les étoiles aux hôtels. Depuis 2012, l’association Amal, fondée par Nora Belahcen Fitzgerald, se démène pour aider les femmes divorcées, veuves et les mères célibataires venues de tout le Maroc à avoir un avenir. Car toutes sont dans une situation très précaire. Toutes sont sous le seuil de pauvreté. Pendant six mois, l’association offre ainsi à 30 femmes âgées de 18 à  35 ans une formation dans le domaine de la restauration/hôtellerie : cuisine marocaine, cuisine internationale, pâtisserie marocaine, pâtisserie internationale, garde-manger, service, et gestion de stock. Les bénéficiaires reçoivent en plus des cours de langue (français et anglais), d’alphabétisation si c’est nécessaire, de mathématique, de secourisme et des cours de développement personnel essentiels pour ces femmes qui ont été marginalisées par la société. Mais pas seulement. L’association les aide même à trouver du travail grâce au réseau professionnel qu’elle a développé. « Depuis 2013, nous avons vu passer 179 femmes. Parmi elles, 143 sont insérées dans le marché de l’emploi et 4 femmes ont monté leur propre business », précise fièrement Oumaima Mhijir, directrice d’un des deux centres de l’association. « Par exemple, nous avons cinq lauréates qui ont été embauchées par le Chef Moha à la tête de Dar Moha dans la médina de Marrakech et qui est Le chef de MasterChef Maroc, met-elle en avant. L’une de nos anciennes bénéficiaires a également été recrutée à La Paillote de Marrakech et fait de la pâtisserie raffinée. » Une formation sérieuse qui a fait ses preuves à tel point qu’ « aujourd’hui, nous recevons plus de demandes que nous avons de places, indique-t-elle. Pour la dernière formation, nous avons passé 100 entretiens alors que nous ne pouvons accepter que 30 femmes. » L’un des critères pour être sélectionnée ? La motivation.  Pour les aider à se focaliser sur leur formation, l’association va encore plus loin. « Nous leur donnons une indemnisation mensuel », détaille Oumaima Mhijir, ajoutant que la société ALSA leur fournit gratuitement des cartes de transports valables tout au long de la formation. Pour être indépendante financièrement, l’association a un restaurant solidaire et un service traiteur, ouvert à tous. Derrière les fourneaux ou en service : les bénéficiaires qui excellent dans leur domaine et sont surtout épanouies.

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