Envie de beaux cheveux ?

Le botox capillaire promet réparation, régénération et vigueur... De quoi séduire toutes celles en quête de cheveux beaux et lisses. Tiendra-t-il ses promesses ?

Depuis que de malveillantes hormones ont décrété que je ne méritais pas des cheveux soyeux, je me démène, comme la majorité d’entre nous, pour tenter d’avoir une chevelure de rêve. J’ai donc connu les abonnements au brushing, le défrisage, plusieurs soins à la kératine, le lissage soft… Et voilà qu’on me parle de botox capillaire. Mon imagination a tout de suite décollé, ma curiosité a été titillée, et mon fantasme de cheveux beaux et lisses (ou ondulés, je prends aussi !) a ressurgi. Je parcours magazines étrangers et blogs beauté : le botox capillaire à déjà fait sa petite révolution. Au Maroc, il existe depuis quelques semaines chez une poignée de salons de coiffure. Rendez-vous est pris pour toute une demi-journée. Car l’application, me dit-on, dure trois heures.

Mais dites-moi ce que c’est !

J’arrive au salon de coiffure et je commence tout de suite mon travail de journaliste. Mes questions sont précises et nombreuses. Le botox capillaire m’est décrit comme un soin à part entière, un reconstructeur de la fibre. “Mais ce n’est pas un lissage”, insiste-t-on. Mais alors, quelle est la différence avec la kératine ? Cette dernière est plutôt conseillée pour des chevelures très rebelles, qui nécessitent d’être lissées. Contrairement au botox capillaire qui lui, ne fera que soigner et resserrer les écailles des cheveux. Il ne contient pas de formol. Donc, je gagne quoi, au final ? Je décide de mettre fin à ces interrogations en confiant mes cheveux au coiffeur.

4 étapes à suivre

Il commence par un shampoing hydratant spécifique. Ensuite, vient le tour du produit principal : “un activateur botulique capillaire” que l’on m’applique au pinceau, mèche par mèche. L’odeur n’est pas dérangeante et je n’ai pas besoin de masque, très souvent nécessaire pour les lissages à la kératine. Puis, il passe un peigne dans mes cheveux et laisse poser 20 minutes. Au bout de quelques instants, je ressens un très léger picotement dans mon nez. Y aurait-il une substance mystérieuse et discrète dans le produit ? Pourtant, ma lecture des étiquettes des quatre produits ne m’en a pas appris plus sur leur composition… Le coiffeur me sèche les cheveux au séchoir et on procède au passage des plaques en céramique, qui vont “fixer le produit dans le cheveu”. C’est l’étape que j’aime le moins, car quand le lisseur se ferme en un clap sur chaque mèche et descend tout le long du cheveu, on entend et on sent quelques cheveux “casser”. Bref, je décide de lire un magazine.

ÇA VOUS RAPPELLE QUOI ?

Quelques minutes plus tard, je passe de nouveau au bac ou l’on m’applique le produit numéro 3, le “reconstructeur intelligent”, que l’on rince sans shampooing après 15 minutes de pose. Puis, on sèche une toute dernière fois (ouf !) après application de l’ultime produit : le défrisant thermo-actif. Un protocole qui rappelle en tous points celui du lissage à la kératine avec peut-être une petite étape en moins. On me fait un brushing et… surprise ! Mon balayage est légèrement plus clair, ce qui arrive aussi avec la kératine. Mon coiffeur est assez satisfait du résultat mais moi, je reste sceptique, car le rendu ne sera visible que le lendemain, après le rinçage final (rappelez-vous que le produit numéro 3 n’a pas été rincé !).

A faire ensuite chez soi…

Pour poursuivre le protocole à la maison, des produits spécialement dédiés à l’usage domestique doivent être utilisés par les femmes auxquelles on a appliqué le soin. Et moi, privilégiée que je suis, je les reçois en cadeau. Donc, le lendemain, après le rituel recommandé shampoingdémêleur- masque, je scrute mes cheveux à la loupe. Pas d’effet “wow” mais une légère amélioration. En d’autres termes, mes cheveux sont toujours secs, notamment au niveau des pointes, mais la quantité de sérum hydratant ou d’huile que je dois appliquer pour me coiffer est moins importante que d’habitude. Il est vrai que l’on m’avait prévenue : certaines femmes aux cheveux très rebelles et très desséchés auront besoin d’un lissage à la kératine au lieu dudit “botox capillaire”.

Petite enquête sur le Net

Je décide d’en savoir plus. Direction Google et les blogs beauté. Des blogueuses ont déjà fait leurs différents essais et donnent leur verdict. Une information primordiale vient confirmer ce que je pensais déjà : le botox, dont le vrai nom est “botulinum toxin”, est une toxine contrôlée en milieu médical que seuls les médecins peuvent prétendre manipuler. Le mot botox capillaire est donc un terme purement marketing. Les sites des marques qui commercialisent ces produits parlent aussi de “chirurgie du cheveu”, mais rassurez- vous, personne n’utilisera un scalpel pendant l’application du soin. C’est tout au plus une communication un peu trop “poussée”. Quant à la composition, c’est la fameuse kératine (une protéine naturelle qui représente 95 % de la matière première du cheveu), qui vient en tête des listes d’ingrédients de la majorité des produits, se décrivant comme un “botox capillaire”. La formule contient aussi des acides aminés qui vont réparer le cheveu en profondeur et hydrater les pointes abîmées. Pour résumer, le botox capillaire est un soin assez musclé destiné à éliminer les frisottis et à discipliner les mèches rebelles, en leur donnant brillance et force. Pour ma part, je le recommanderai notamment à celles qui n’ont pas de sérieux problèmes d’ondulation. COMBIEN ÇA COÛTE ? Il faut compter entre 1.200 et 1.500 DH l’application dans le salon ou j’ai été accueillie. Un kit de produits à utiliser pour entretenir les cheveux est vendu à 600 DH.

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