En Algérie, des lycéennes non voilées se voient refuser l’accès à leur établissement

Dans une commune de la banlieue d'Alger, des lycéennes n'ont pas pu faire leur rentrée dans leur établissement parce qu'elles ne portaient pas le voile. Un incident qui provoque un tollé en Algérie.
Alors que certains pays européens vivent une dérive sectaire qui pousse les femmes à se dévoiler, en Algérie, c’est le contraire. Dimanche 3 septembre, au lycée de la cité 1 600 logements à Sebbala (Draria), les lycéennes ne portant pas le voile se sont vues refoulées de l’établissement par l’agent d’accueil. Quand elles ont exigé de voir le directeur de l’établissement, on leur a répondu qu’il était absent. Le comble un jour de rentrée des classes ! Certaines lycéennes se sont pliées à la dictature de l’agent et sont allées chercher un foulard tandis que d’autres ne se sont pas laissées faire. Les parents ne vont pas en rester là. Certains s’activent pour les inscrire dans un autre lycée et se sont mis d’accord pour adresser une lettre à la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit. Ils se sont également engagés à faire sanctionner l’agent qui n’a pas hésité à sommer les parents de «bien éduquer leurs filles». Pour ces parents, le port ou non du voile relève des libertés individuelles. Il n’appartient en aucun cas à un «ignare et frustré qui n’a certainement jamais mis les pieds dans un lycée d’imposer le port du voile ou quoique ce soit aux élèves». Voilà qui est bien dit!
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