Face à l’Atlantique, là où tout a commencé, Chanel a écrit un nouveau chapitre de son histoire. Le 29 avril 2026, la maison au double C a choisi Biarritz pour dévoiler sa collection Croisière 2026/2027 , un retour aux sources chargé d’émotion et de sens. Car c’est ici, en 1915, que Gabrielle Chanel installait sa première maison de couture hors de Paris, insufflant déjà une vision libérée de la mode, entre élégance et simplicité.
Une parenthèse hors du tempsInstallé face à l’océan, le défilé s’est déroulé dans un décor baigné de lumière, où le bruit des vagues semblait dialoguer avec le rythme des silhouettes. Loin de l’agitation parisienne, Chanel célèbre ici une autre idée du luxe : plus instinctive, plus vivante. Ce choix n’a rien d’anodin. À Biarritz, la mode se respire, se vit, se libère. Déjà, Gabrielle Chanel y imaginait une allure en mouvement, adaptée à la vie réelle, entre plage et ville une philosophie que la collection actuelle remet au goût du jour. Pour sa première collection Croisière à la tête de la maison, Matthieu Blazy revisite les fondamentaux Chanel à travers le prisme de l’évasion.L’océan devient fil conducteur. Les silhouettes évoquent tour à tour : la légèreté du vent sur la peau , les reflets changeants de l’eau mais aussi est surtout la spontanéité des vacances. Entre pièces sportswear, détails couture et touches ludiques, la collection brouille les frontières. Le vestiaire se fait hybride, à la fois pratique et sophistiqué, fidèle à l’ADN de la maison.
Les temps forts du défilé
Certains moments ont marqué les esprits. D’abord, la réinterprétation de la petite robe noire, signature éternelle de Chanel, revisitée dans des versions fluides et modernes, comme un clin d’œil à son héritage tout en regardant vers l’avenir. Ensuite, les accessoires, véritables objets de désir : cabas de plage oversize, sacs ornés de motifs marins, détails inspirés de la vie aquatique… Une invitation au voyage, presque sensorielle. Enfin, une silhouette plus libre que jamais : les matières se font souples, les lignes moins rigides, les looks plus vivants comme portés par le vent de l’Atlantique. Ce défilé esquisse clairement les contours des saisons à venir avec les rayures marines, textures naturelles, détails évoquant coquillages et filets… L’inspiration balnéaire s’impose comme un thème central. Moins figé, plus accessible, le luxe se porte désormais au quotidien. Les silhouettes privilégient le confort sans jamais renoncer à l’élégance. Tweed, double C, petite robe noire : les signatures Chanel sont bien là, mais twistées, modernisées, parfois même détournées. Du rose au bleu lagon, les couleurs s’illuminent, rompant avec une vision trop classique de la maison. Plus qu’un défilé, cette présentation à Biarritz est une déclaration. Celle d’une maison qui regarde son passé pour mieux réinventer son futur. En revenant là où tout a commencé, Chanel ne se contente pas de célébrer son héritage : elle le transforme, l’adapte, le projette. Et confirme, une fois encore, que l’élégance n’est jamais figée elle est en mouvement. On retiendra surtout un défilé lumineux, profondément ancré dans son époque, où la mer devient muse et la liberté, signature.