Viol collectif d’une fille de 12 ans: le procès en appel s’ouvre ce jeudi

Le procès en appel au sujet de la terrible affaire du viol collectif dont a été victime une fille de 11 ans à Tiflet va s’ouvrir ce jeudi 6 avril 2023, devant la Chambre criminelle de la cour d’appel de Rabat. Détails.

La chambre criminelle de second degré à la Cour d’appel de Rabat a fixé, hier, la date du début du réexamen du procès du viol collectif d’une petite fille de 11 ans à Tiflet. Le procès en appel débutera ainsi ce jeudi 6 avril. 

Deux ans de prison seulement! C’est la peine dont ont écopé le 20 mars dernier, les trois hommes “ayant violé à répétition” la victime. Ce verdict a suscité une grande indignation de plusieurs défenseurs des droits de l’Homme ainsi que des internautes sur les réseaux sociaux. Ces derniers dénoncent une injustice inadmissible jugeant la peine de « légère pour un acte horrible ».

L’enfant de 11 ans a été violée à plusieurs reprises par trois adultes, âgés de 25, 32 et 37 ans. Il s’agit d’un père de 3 enfants, de son neveu ainsi que d’un de leurs voisins. Ces derniers ont profité de l’absence des parents de la fillette pour commettre cet odieux crime. Ils ont menacé de tuer sa famille si elle racontait à qui que ce soit ce qui lui était arrivé. Mais la victime n’a pas pu garder son viol secret surtout après qu’elle est tombée enceinte, et donné naissance à un petit garçon. C’est ainsi que sa famille a découvert les faits sordides.

Les trois prédateurs sexuels ont été arrêtés après la découverte de la grossesse de la jeune fille et jugés après son accouchement. Une expertise médicale par ADN a même identifié le père, jugé et emprisonné, mais nullement tenu, et de par la loi, de reconnaître l’enfant, ni de l’entretenir.  Le tribunal a par ailleurs décidé que deux des accusés devaient payer à la victime 20.000 dirhams alors que le troisième lui devait 30.000 dirhams. « Qui sommes-nous si nous acceptons que des pédophiles ne paient pas pour leur crime, si nous tolérons qu’une enfant de douze ans porte seule le poids d’un patriarcat qui déresponsabilise les hommes de leur paternité, punit les enfants de ces pères qui se défaussent, absout les violeurs, les violents, les fossoyeurs de la dignité humaine ? », s’est interrogée sur sa page Facebook, l’historienne et anthropologue Yasmine Chami.

Rappelons que le viol commis sur la personne d’une mineure de moins de dix-huit ans, d’une incapable, d’une handicapée, d’une personne connue par ses facultés mentales faibles, ou d’une femme enceinte, est puni, selon l’article 486 du Code pénal, de la réclusion de dix à vingt ans.

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