Pays-Bas, Japon ou Suède : qui peut croiser la route du Maroc ?

Qualifié pour les seizièmes de finale après sa victoire contre Haïti, le Maroc connaît déjà une partie de son chemin. Les Lions de l’Atlas affronteront le premier du groupe F. Reste à savoir qui, des Pays-Bas, du Japon ou de la Suède, terminera en tête.

Le Maroc est fixé sur l’essentiel : l’aventure continue. Après sa victoire face à Haïti, les Lions de l’Atlas ont validé leur billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Deuxième du groupe C derrière le Brésil à la différence de buts, la sélection marocaine bascule désormais vers la phase à élimination directe. Mais une inconnue demeure : le nom de son prochain adversaire. Le tableau prévoit que le deuxième du groupe C affronte le premier du groupe F. Et dans ce groupe, trois sélections peuvent encore espérer terminer en tête : les Pays-Bas, le Japon et la Suède.

À quelques heures du verdict, les scénarios restent donc ouverts. Les Pays-Bas semblent les mieux placés, le Japon reste en embuscade, tandis que la Suède doit absolument s’imposer pour espérer doubler tout le monde. Pour le Maroc, l’équation est simple : quel que soit l’adversaire, le niveau montera encore d’un cran.

Les Pays-Bas, l’adversaire le plus probable

Sur le papier, les Pays-Bas sont aujourd’hui les mieux placés pour finir premiers du groupe F. Après un nul spectaculaire contre le Japon et une large victoire face à la Suède, les Oranje possèdent quatre points, comme les Japonais, mais les devancent grâce au nombre de buts marqués.

Leur dernier match contre la Tunisie peut leur permettre de sécuriser la première place. Une victoire néerlandaise les placerait en très bonne position, sauf si le Japon bat la Suède avec un écart suffisant pour les dépasser à la différence de buts ou aux buts marqués.

Pour le Maroc, affronter les Pays-Bas serait un choc très particulier. Sur le plan sportif, il s’agirait d’un adversaire habitué aux grands rendez-vous, finaliste de Coupe du monde à trois reprises dans son histoire et toujours dangereux dans les phases à élimination directe. Sur le plan symbolique, ce serait aussi une affiche chargée d’émotion, en raison des nombreux liens entre le football marocain et la diaspora marocaine aux Pays-Bas.

Un Maroc–Pays-Bas aurait donc tout d’un match à forte intensité, entre enjeu sportif, histoire migratoire et duel de talents.

Le Japon, l’outsider qui ne surprend plus

Le Japon n’est plus une simple équipe surprise. Depuis plusieurs années, les Samurai Blue ont installé leur réputation : discipline tactique, vitesse, pressing, joueurs techniques et capacité à bousculer des adversaires plus cotés.

Dans ce groupe F, le Japon a confirmé sa solidité. Son nul face aux Pays-Bas lui a permis de rester au contact, avant une large victoire contre la Tunisie. Résultat : les Japonais abordent leur dernier match contre la Suède avec une vraie chance de finir premiers.

Pour passer devant les Pays-Bas, le Japon devra faire mieux que les Néerlandais lors de cette dernière journée, ou les dépasser sur les critères de départage. Une victoire contre la Suède peut donc totalement changer le tableau.

Pour le Maroc, le Japon représenterait un défi différent. Moins spectaculaire que les Pays-Bas sur le papier, mais extrêmement difficile à manœuvrer. Les Japonais courent beaucoup, pressent haut, se projettent vite et exploitent très bien les erreurs adverses. Face à une équipe marocaine parfois bousculée dans son premier tour, ce serait un test exigeant sur le plan de la concentration et du rythme.

La Suède, le scénario moins attendu mais possible

La Suède part de plus loin, mais elle n’est pas encore hors course. Avec trois points, elle doit impérativement battre le Japon lors de la dernière journée pour espérer terminer en tête du groupe. Une victoire suédoise, combinée à un faux pas des Pays-Bas contre la Tunisie, pourrait lui ouvrir la première place.

C’est donc le scénario le moins évident, mais pas impossible. La Suède reste une sélection robuste, physique, souvent difficile à bouger dans les duels et dangereuse sur les coups de pied arrêtés. Pour le Maroc, ce profil serait très différent de celui des Pays-Bas ou du Japon. Un Maroc–Suède pourrait ressembler à une bataille d’impact, de patience et d’efficacité. Les Lions devraient se méfier des ballons aériens, des transitions rapides et des séquences où l’adversaire chercherait à ralentir le rythme du match.

Même si la Suède n’est pas favorite pour finir première, elle reste suffisamment proche au classement pour obliger les Marocains à la considérer sérieusement.

Les scénarios à surveiller

Tout se jouera autour de deux rencontres : Tunisie–Pays-Bas et Japon–Suède. Si les Pays-Bas battent la Tunisie, ils resteront très probablement premiers du groupe F. Le Japon devra alors s’imposer largement contre la Suède pour espérer les dépasser.

Si les Pays-Bas font match nul, le Japon pourra leur passer devant en battant la Suède. Une victoire suédoise pourrait aussi relancer complètement les calculs.

Si les Pays-Bas perdent, le groupe s’ouvrirait davantage. Le Japon ou la Suède pourraient alors prendre la tête selon le résultat de leur confrontation directe.

Le Maroc devra donc regarder les deux matchs avec attention. Un but inscrit dans l’une ou l’autre rencontre peut suffire à changer le nom de son futur adversaire.

Le Maroc peut-il y croire ?

Oui, parce que les Lions arrivent en seizièmes avec un vrai capital confiance. Sept points en trois matchs, une attaque capable de marquer, plusieurs joueurs décisifs et un groupe qui a déjà prouvé sa force mentale. Face à Haïti, le Maroc a été bousculé, mais il a su répondre. Face à l’Écosse, il a su s’imposer. Face au Brésil, il a tenu tête à l’un des grands favoris.

Mais croire en ses chances ne signifie pas sous-estimer ce qui arrive. Les seizièmes marquent l’entrée dans une autre compétition. Il n’y a plus de calcul de groupe, plus de match de rattrapage, plus de marge confortable. Chaque rencontre devient un couperet.

Pays-Bas, Japon ou Suède : trois styles, trois histoires, trois dangers. Le Maroc saura bientôt lequel se dressera sur sa route. Une chose est sûre : après avoir réussi son premier tour, il devra désormais prouver qu’il peut aussi survivre à la phase à élimination directe.

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