Le mois d’août vient de battre un nouveau record de chaleur à l’échelle mondiale. Selon les données de plusieurs organismes scientifiques dont Copernicus, la NOAA et la NASA, la température moyenne de l’air en surface a dépassé de 1,65 °C le niveau estimé pour la période préindustrielle. La température de surface des océans a également atteint un niveau inédit.
Cette chaleur exceptionnelle a concerné l’ensemble de la planète. L’hémisphère Nord a connu son été le plus chaud jamais enregistré tandis que l’hémisphère Sud a connu l’un de ses hivers les plus chauds. Dans le même temps, l’étendue de la banquise est restée inférieure aux moyennes habituelles, aussi bien dans l’Arctique qu’en Antarctique. En Europe, les vagues de chaleur ont commencé dès le mois de mai. La France, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie et le Royaume-Uni ont été confrontés à d’importantes conditions de sécheresse. Plusieurs grands fleuves européens, dont le Rhin et le Danube, ont également enregistré des débits exceptionnellement faibles.
À l’échelle mondiale, 19 tempêtes tropicales ont été recensées en août, soit une activité supérieure à la moyenne. L’Organisation météorologique mondiale souligne par ailleurs l’influence croissante d’El Niño, qui agit sur les températures, les précipitations et l’activité cyclonique. Pour l’OMM, ces records constituent un nouveau signal de l’évolution du climat mondial. Les dix mois d’août les plus chauds jamais mesurés ont tous été enregistrés depuis 2016, illustrant la tendance durable au réchauffement de la planète.