À l’échelle mondiale, les cancers gynécologiques, notamment ceux de l’endomètre et du col de l’utérus, figurent parmi les plus fréquents chez les femmes. Grâce à une nouvelle technologie appelée fluorescence peropératoire, de nouvelles perspectives s’ouvrent en matière de diagnostic et de traitement chirurgical.
Cette technique consiste à injecter du vert d’indocyanine, une substance fluorescente utilisée en imagerie médicale. Sous l’effet d’une lumière spécifique, la fluorescence induite permet une meilleure visualisation de la vascularisation des organes ainsi que du drainage lymphatique. Elle facilite ainsi l’identification des ganglions sentinelles, qui sont ensuite prélevés et analysés.
« Nous pouvons alors déterminer la présence ou non de cellules cancéreuses, ce qui conditionne la suite de la prise en charge thérapeutique. Cette technique permet une chirurgie plus précise, tout en réduisant la morbidité et les complications pour les patientes », explique Aurore Foret, cheffe du service de chirurgie gynécologique.
Les spécialistes espèrent par ailleurs pouvoir adapter ce protocole à d’autres pathologies, notamment le cancer du sein.