Mercredi 25 février, Rachida Dati a annoncé avoir remis sa démission au président Emmanuel Macron, mettant fin à un peu plus de deux années passées à la tête du ministère de la Culture. Cette annonce intervient à quelques semaines seulement des élections municipales parisiennes, dont le premier tour est prévu le 15 mars.
Sur BFMTV, la ministre a assumé un choix clair : quitter ses fonctions pour se consacrer pleinement à ce qu’elle considère comme « le combat de [sa] vie », à savoir la conquête de l’Hôtel de Ville de Paris.
Une campagne déjà engagée
Candidate de la droite, Rachida Dati n’a jamais caché ses ambitions pour la capitale. Maire du 7e arrondissement de Paris, elle se positionne aujourd’hui comme l’une des principales prétendantes à la succession d’Anne Hidalgo, qui ne se représente pas après deux mandats.
Sa campagne s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par une forte compétition avec le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, et un scrutin annoncé comme particulièrement serré. Selon plusieurs enquêtes d’opinion, elle figure parmi les favorites, même si un second tour semble inévitable.
Après plus de vingt ans de gouvernance socialiste, la droite espère reprendre Paris. Rachida Dati en a fait un objectif central, promettant une ville « plus sûre, plus propre et mieux gérée ». En quittant le gouvernement, Rachida Dati fait un choix clair : celui de la bataille électorale totale. Les prochaines semaines seront décisives. Et à Paris, plus que jamais, la campagne est lancée.