Pour sa 19ᵉ édition, Jazzablanca introduit une nouveauté majeure dans son format. Pendant dix jours, le festival proposera désormais quatre concerts chaque soir à Anfa Park, répartis entre la Scène 21 et la Grande Scène. Une cadence inédite qui viendra rythmer l’événement, avec 50 artistes programmés entre Anfa Park (concerts payants) et le Parc de la Ligue Arabe (concerts gratuits).
Cette montée en puissance illustre le chemin parcouru par le festival depuis près de deux décennies : un rendez-vous qui conjugue exigence artistique, diversité des styles et ouverture internationale, tout en restant ancré dans l’énergie casablancaise. Jazzablanca ne se contente plus d’aligner les concerts : il propose une véritable expérience immersive, où le public compose son propre parcours entre les scènes et le Village, cœur battant du festival, qui dévoilera cette année une nouvelle scénographie pensée pour plus de confort et de découvertes.
Des icônes mondiales pour ouvrir le bal
La pop britannique sera à l’honneur dès l’ouverture avec Robbie Williams, qui donnera le coup d’envoi le 2 juillet pour son tout premier concert en Afrique du Nord. Le lendemain, place au groove virtuose de Cory Wong, figure du funk moderne et membre de Vulfpeck.
Le 4 juillet, le mythique groupe allemand Scorpions fera vibrer la Grande Scène, célébrant 60 ans de carrière avec ses hymnes intemporels. Le 9 juillet, Mika signera son grand retour après un passage remarqué en 2023, tandis que la Canadienne Charlotte Cardin, nouvelle icône pop primée à l’international, partagera l’affiche le même soir.
Le 10 juillet, le Colombien Juanes apportera son rock engagé et solaire, avant que la Britannique Jorja Smith ne clôture le festival le 11 juillet avec sa soul délicate et contemporaine.
Scènes urbaines et nouvelles sensations
Jazzablanca fera également la part belle aux voix actuelles et aux univers hybrides : la Franco-Haïtienne Naïka (5 juillet) viendra présenter sa pop métissée, tandis que le Franco-Algérien Rilès (7 juillet) imposera son énergie singulière entre hip-hop et pop moderne.
La Scène 21, laboratoire du jazz contemporain
Fidèle à son ADN, Jazzablanca consacre la Scène 21 aux formes les plus ouvertes du jazz. La trompettiste britannico-bahreïnie Yazz Ahmed (2 juillet) y déploiera un univers aux accents orientaux. L’Américain José James (4 juillet) rendra hommage à Marvin Gaye, tandis que le Franco-Marocain daoud (6 juillet) proposera une fusion audacieuse entre jazz, hip-hop et électro.
Les amateurs de soul et de blues retrouveront également Thee Sacred Souls (8 juillet) et Fantastic Negrito (9 juillet), triple lauréat des Grammy Awards, pour des performances ancrées dans la tradition mais résolument actuelles.