Festival Mawazine : Retour sur les temps forts de cette 21e édition

Avec plus de soixante artistes venus des quatre coins du monde, de nouvelles scènes d’envergure et une programmation éclectique, la 21ᵉ édition du Festival Mawazine - Rythmes du Monde s’est imposée comme l’une des plus marquantes de son histoire.

Durant neuf jours, Rabat et Salé se sont transformées en une immense scène à ciel ouvert, accueillant une mosaïque d’artistes venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et du monde arabe, dans le cadre de la 21e édition du Festival Mawazine, organisée par l’Association Maroc Cultures.

Cette édition restera dans les mémoires pour avoir ouvert un nouveau chapitre de son histoire. Pour la première fois, le Grand Stade Prince Moulay Abdellah et le Grand Théâtre Royal ont intégré le parcours du festival. Deux nouveaux espaces qui ont permis d’accueillir des spectacles d’une ampleur inédite, tout en élargissant considérablement l’expérience offerte aux festivaliers.

La soirée d’ouverture tenue le 19 juin a notamment été marquée par le concert du rappeur franco-congolais, Ninho, qui a enflammé la scène de l’OLM Souissi. Devenu l’une des figures majeures du rap francophone, Ninho a enchaîné ses plus grands succès devant une foule compacte, transformant l’esplanade en un immense chœur.

Autre moment fort de cette édition, le concert de la chanteuse sud-africaine Tyla à l’OLM Souissi. Véritable phénomène mondial depuis l’explosion de son titre Water, la chanteuse a confirmé sa place parmi les nouvelles figures incontournables de la pop internationale. Son univers, mêlant amapiano, R&B et pop, a séduit un public conquis par son énergie, son aisance scénique et sa capacité à alterner moments de douceur et séquences plus festives.

L’OLM Souissi a également accueilli le groupe sud-coréen ITZY. Pour sa toute première participation au festival, le quintette féminin a offert un spectacle millimétré où chorégraphies synchronisées, performances vocales et mise en scène spectaculaire se sont enchaînées sans temps mort.

L’afrobeats a également signé l’un des grands moments du festival avec la superstar nigériane Rema. Porté par des tubes mondiaux comme Calm Down, Charm ou encore Woman, le chanteur a fait monter la température à l’OLM Souissi grâce à une prestation maîtrisée où les sonorités africaines contemporaines se sont mêlées aux codes de la pop mondiale.

Autre temps fort du festival est incontestablement le concert de Tiësto. À 57 ans, le DJ néerlandais a démontré qu’il demeure une référence absolue de la musique électronique. Pendant près de deux heures, il a enchaîné ses plus grands succès et des remix exclusifs avec une maîtrise impressionnante, transformant l’OLM Souissi en un gigantesque dancefloor.

La chanson arabe a également occupé une place importante parmi les temps forts de cette 21e édition. Le chanteur libanais Wael Kfoury a retrouvé le public marocain dans une atmosphère particulièrement émouvante, portée par ses plus grands classiques. Le jeune chanteur Syrien Al Shamy a quant à lui attiré une audience jeune grâce à ses titres largement diffusés sur les réseaux sociaux. La soirée de clôture de Nahda a été marquée par le grand retour de la star égyptienne Tamer Hosny. L’artiste a offert un véritable voyage dans le temps en revisitant les chansons qui ont marqué les années 2000. Des titres comme “Koli Marra” ou “Yana Ya Mafich” ont immédiatement réveillé la nostalgie d’un public qui les chantait par cœur, avant de poursuivre avec ses productions les plus récentes dans une ambiance festive.

Le festival a également vécu l’un de ses moments les plus forts au Stade Prince Moulay Abdellah. Cette enceinte emblématique a d’abord accueilli le concert de Douzi, premier artiste marocain à s’y produire sur cette nouvelle scène. La soirée s’est poursuivie avec Cheb Khaled, dont la présence a immédiatement installé une ambiance nostalgique et chaleureuse. Ses chansons, connues de plusieurs générations, ont été reprises en chœur par le public, donnant au concert une portée intergénérationnelle. Le lendemain, le stade a changé de registre avec une soirée entièrement consacrée aux musiques urbaines. ElGrande Toto, pour sa deuxième participation consécutive à Mawazine, a confirmé son statut de superstar du rap marocain. Juste après, Morad a apporté sa signature musicale si particulière, mêlant espagnol et arabe dans un univers influencé par le rap, le drill et les musiques méditerranéennes. L’énergie dégagée par les deux artistes a transformé le stade en une immense arène urbaine, portée par des milliers de voix.

Autre temps fort de cette édition, le concert de Dee Dee Bridgewater qui s’est déroulé au Grand Théâtre Royal. Icône mondiale du jazz, plusieurs fois récompensée aux Grammy Awards, l’artiste américaine a une nouvelle fois démontré que sa voix conserve toute sa puissance expressive.

Au Théâtre National Mohammed V, plusieurs performances vibrantes ont marqué le festival. La chanteuse brésilienne, Margareth Menezes, a transporté le public jusqu’aux racines musicales de Bahia, en livrant un concert chaleureux. La chanteuse franco-comorienne Imany a elle aussi offert l’un des concerts les plus sensibles de cette édition, en connectant le public avec son univers mêlant soul, folk et blues.

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