Tumeurs au féminin…

D'après les données épidémiologiques disponibles au niveau du Plan national de prévention et de contrôle du cancer (2010-2019), initié par l'association Lalla Salma de lutte contre le cancer, il apparaît que chez les femmes marocaines, l’incidence et la mortalité les plus élevées observées sont celles des cancer du sein et du col de l’utérus. Ainsi, il y aurait environ  trente cinq nouveaux cas de cancer du sein par an pour cent mille femmes, et treize nouveaux cas de cancers du col de l'utérus pour la même proportion.

Cancer du col de l’utérus :

Quels sont les facteurs de risque ? Les cancers du col de l’utérus sont principalement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV) ; lesquels virus se transmettent par contact sexuel (pénétration, contact oro-génital). La plupart du temps, ils sont ensuite éliminés naturellement par l’organisme, mais l’infection génitale peut persister. À noter que certains types de virus HPV sont cancérigènes, et d’autres pas. En outre, l’origine ethnique (prévalence plus importante chez les femmes africaines), les rapports sexuels à un âge précoce, la multiplicité des partenaires, le tabagisme, l’utilisation prolongée de contraceptifs oraux et certaines infections semblent favoriser l’apparition du cancer du col utérin.

Le dépistage précoce : Il consiste à réaliser un frottis cervico- utérin de dépistage, pour les femmes de vingt cinq à soixante cinq ans, tous les trois ans, après avoir obtenu deux frottis normaux deux années successives. Il existe aussi une vaccination anti-HPV pour les jeunes filles, en âge d’avoir des rapports sexuels. Le frottis permet de détecter toute dysplasie du col de l’utérus (stade précancéreux des cellules) ; 90% des décès dus au cancer du col pouvant être évités par un dépistage régulier. D’autre part, ce cancer, lorsqu’il est découvert et traité précocement a une bonne probabilité de guérison.

Quid de la prévention : Une vaccination préventive est proposée contre les deux types de virus HPV, les plus fréquemment en cause dans le cancer invasif du col pour les jeunes filles qui n’ont pas encore amorcé une vie intime, mais n’a aucun effet sur les infections déjà contractées. Il faut aussi associer vaccination et dépistage quand c’est possible. Pour ce qui est du préservatif, il s’avère moins efficace contre l’HPV que contre le virus du VIH.

NB: la vaccination vaut aussi pour prévenir les cancers vaginaux et de la vulve, fréquents au Maroc, également déclenchés par la présence du papillomavirus.

Cancer du sein :

Quels sont les facteurs de risque ? Mutation des gènes BRCA. Antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. Seins denses. Certains troubles génétiques. Hormonothérapie substitutive. Exposition à des rayons ionisants. Menstruations précoces et ménopause tardive. Grossesse sur le tard, ou absence de grossesse. Hyperplasie atypique (nombre accru de cellules anormales dans le tissu mammaire). Alcool, obésité, inactivité physique.

Le dépistage précoce : Il nous concerne toutes. On doit être attentive à observer toute anomalie ou changement au niveau des seins (bosse, écoulement, rétraction du mamelon, douleur). Un examen clinique de ses seins par un professionnel de la santé doit avoir lieu tous les deux ans, dès quarante ans, pour déceler une masse encore non visible à la mammographie. L’examen par mammographie complété par une échographie doit avoir lieu tous les deux ans, à partir de l’âge de cinquante ans.

Quid de la prévention : De manière générale, s’abstenir de fumer, maintenir un poids santé et être physiquement active constituent des facteurs de protection. De même, une grossesse avant l’âge de trente ans, ainsi que l’allaitement sont à privilégier. Si un risque élevé de cancer du sein est établi, les examens et dépistages verront leur fréquence augmentée, et l’administration d’une hormonothérapie de substitution, après la ménopause doit être proscrite. Par ailleurs, et notamment chez les femmes porteuses d’une mutation connue d’un gène BRCA, il existe des options thérapeutiques pour éviter l’apparition d’une tumeur maligne: ex : chimioprévention (type tamoxifène), mastectomie prophylactique (ablation chirurgicale d’un ou des deux seins), ovariectomie prophylactique (ablation chirurgicale des deux ovaires). Une fois qu’elle a assouvi tous ses désirs de reproduction, une femme peut décider d’opter pour ce dernier choix, en concertation avec son praticien traitant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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