Rétrospective de l’oeuvre de Najia Mehadji (photos)

La Fondation ONA consacre une exposition rétrospective à Najia Mehadji, artiste peintre marocaine de renommée internationale, vivant et travaillant entre Essaouira et Paris.

Cette importante manifestation, organisée par la Fondation ONA aux Villas des Arts de Rabat et de Casablanca, constitue la première rétrospective de l’œuvre de Najia Mehadji au Maroc, où l’artiste est présente dans de nombreuses collections publiques et privées. Elle fait suite à l’exposition « Najia Mehadji, La Trace et le Souffle » qui s’est tenue à l’été 2018 au musée d’art moderne de Céret où elle a attiré  près de 35.000 visiteurs.

A Casablanca, « Le Trait et la Forme » présentera les œuvres inspirées de l’architecture, du cosmos et des végétaux. A Rabat, « Le Flux et la Danse » permettra de découvrir les œuvres liées à l’énergie de la musique, de la danse, de la vague. Les deux expositions présenteront une centaine d’œuvres, provenant de diverses collections, ainsi qu’un film dévoilant l’artiste dans son atelier et dans l’intimité du geste créateur.

La source plurielle à laquelle puise Najia Mehadji , irriguée de ses racines occidentales et orientales, est contemplation, union du corps et de l’esprit, vérité, engagement, passage de témoin, expression pure. Le corps est là, dans la voix, le geste, le souffle. Ses mouvements, son échelle, donnent aux premiers dessins l’élan de leur gestuelle, une construction, un espace. La pensée ne lui est pas étrangère ou extérieure, elle ne fait qu’un avec ce corps qui est bien plus qu’une enveloppe. Le corps et l’esprit sont réunis sous le dôme ou la coupole, rassembleuse, unificatrice, porteuse d’un message humaniste devant l’Histoire et ses turpitudes. Coupole ou voûte céleste peu importe, le ciel ou son symbole, la transcendance ou l’ici-bas…la puissance du symbolique imprègne le vocabulaire de l’artiste. La géométrie, l’architecture, l’arborescence, la floraison, le flux, le ressac, expriment son rapport à l’infini. La musique et la danse, qu’elles soient d’Orient ou d’Occident, inspirent à l’artiste un langage pictural tendant à l’abstraction et à l’universel.  Le soufisme et les paroles de Rûmi « Tout est un, la vague et la perle, la mer et la pierre…Le monde entier sommeille en chacun de nous », sous-tendent une œuvre en hommage au langage muet de la peinture et à son pouvoir silencieux.

Commissariat de l’exposition : Nathalie Gallissot, conservatrice en chef du musée d’art moderne de Céret

Du 7 mars au 31 mai, à la Villa des Arts de Casablanca et à la Villa des Arts de Rabat.

 

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