Les algériennes se révoltent et dévoilent leurs jambes

Parce qu'elle portait une jupe au dessus du genou, une étudiante algérienne s’est vu refuser l’entrée à un examen. En soutien à la jeune femme, un mouvement de protestation a vu le jour sur les réseaux sociaux. Le but: poster des photos de ses jambes nues.

C'est au début du mois de mai que cette jeune étudiante en droit s'est vu refuser l'accès à un concours d’avocats à la faculté de Saïd Hamdine; La raison invoquée, la longueur de jupe jugée indécente par l'un des surveillants.

Interviewé par la presse locale, le recteur de l’université indique qu’il n'y voit qu'une “affaire banale” là où d'autres crient à la polémique. cristallisant la polémique.

Plusieurs réactions ont alors emboîté le pas à cette affaire, à commencer par la création d'une pagne facebook baptisée "Ma dignité n’est pas dans la longueur de ma jupe", par la réalisatrice Sofia Djama .

Celle-ci confie ainsi à France 24 : “C'est comme un aveu d'échec, le corps de la femme devient un champ de bataille quand la situation d'un pays est désastreuse. A force de rester silencieuses, on perd nos petits acquis et la condition de la femme dans l'espace public régresse. Aujourd'hui, la violence verbale est quotidienne et normalisée.”
En soutien à la jeune femme, de nombreuses Algériennes, et quelques hommes aussi,  ont posté des photos de leurs jambes sur la page qui compte déjà plus de 10.000 mentions j'aime.

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