L’autonomie, oui… mais à quelle dose?

Un an de plus, des centimètres gagnés, une nouvelle classe, plein de changements... Il (elle) a grandi, réclame de nouvelles libertés. Et nous voilà, parents, occupés à passer en revue nos résolutions de géniteur idéal. Au programme : souplesse et compréhension.

L’autonomie, c’est la capacité de s’imposer soi-mêmeune loi, des règles. Cela exige un moi bien formé etdonc, la mise en place de tout un système d’éducationcommençant à la naissance. Dès que possible, on doitcommencer à accorder sa confiance à l’enfant. On peut fortbien, dès l’âge de deux ans, lui donner l’impression qu’il metla table en lui confiant une assiette. Tant pis s’il faut sacrifierl’assiette ! Ce qui n’est d’ailleurs même pas sûr car, s’il se sentinvesti d’une mission, il prend confiance en lui. Mais pointtrop accorder, ni trop tôt. Autonomie et responsabilité vontde pair. Responsabiliser, oui, mais encore faut-il donner à sonpetit bout de nouvelles charges à assumer compatibles avecson âge, et sa maturité.

Pas trop de responsabilités avant l’adolescence

Sinon, ce qui devait en principe lui apporter épanouissement et fiertédevient un handicap, ne constitue plus un moteur mais un frein, tantl’enfant est écrasé par le poids de ses responsabilités. Par exemple,nombreux sont ceux qui rentrent seuls à la maison, dès l’âge du CP,et qui sont parfaitement autonomes après le départ de la femmede ménage, en attendant l’arrivée des parents. Même si l’enfant estsensibilisé, chapitre dangers domestiques, même s’il connaît bienl’utilisation des divers équipements (cuisinière à gaz, micro-ondes,plaques électriques, téléviseur, etc.), il faut rester vigilant.

Car “ce sont en fait des dangers d’un toutautre ordre qui le guettent, nous expliqueBatoul El Harti, psychiatre. Il s’agit del’ennui, de l’impression de ne plussusciter l’intérêt de ses parentsà présent qu’il est capable de sedébrouiller seul. Avant l’adolescence,il ne faut pas imposercette expérienceà un enfant s’ilne le désirepas. C’est uneresponsabilitétrès lourde quede se voir confier la garde de lamaison. En la lui imposant, on nele rend pas autonome, on fait pesersur lui une obligation d’adulte”. Enrevanche, lui confier la clé de la maison afinqu’il ouvre lui-même la porte tout en étantaccueilli par un parent ou une nounou peutse faire tôt. Cela signifie symboliquementqu’on est heureux qu’il grandisse.

Les aînés ne sontpas les parents des plus jeunes

Dans le même registre, il ne fautpas “parentaliser” les aînés en leurdemandant de garder leurs cadets enl’absence des parents. Un grand, habituéà se garder tout seul l’année passée, n’apas à devenir responsable de son petitfrère ou de sa petite soeur sous prétextequ’il a gagné quelques centimètres ! Iln’a pas à superviser leurs devoirs, parexemple. Cette charge, quand elle existeet n’est pas souhaitée, angoisse les aînéset risque de nuire aux grands comme auxpetits en introduisant une confusiondans la place occupée par chaquemembre de la famille. Un grand frèren’est pas un père ou une mère desubstitution. Parfois, lesparents voient d’un bonoeil, voire avec fierté,la surprotectiondont les plus âgésentourent lesplus jeunes. Il nefaut pas se fierà cette attitude,argumente notrespécialiste : “Sil’affection ponctuegénéralement lesrapports entre frèreset soeurs, la jalousiemène aussi le jeu. Et fratrie

Adolescence= liberté ?

Sous prétexte qu’ila intégré le lycée,l’ado aspire àrentrer tard,à découcher,parfois, leweek-end, àdécouvrir deshorizons et desémotions loin ducocon familial. C’estnormal. Les “bons”  parents ravalent leur pincement au coeuret accueillent favorablement ce nouveaupas vers l’autonomie. Cependant, sans êtrederrière lui à le contrôler en permanence,il ne s’agit pas de lui donner carte blancheà tous les niveaux. À 15, comme à 17, etmême 18 ans, un ado ne doit pas sortir lesoir sans que les parents sachent où il va,ni s’autoriser à rentrer à 4h du matin sansen avoir, au préalable, reçu la permission.Dans l’idéal, parents et ados discutentet fixent, de concert, un cadre ni troprigide, ni trop souple. Cela n’exclut pas lesgrincements de dents et les prises de bec.Mais quand la confiance mutuelle fonde enprofondeur les liens qui unissent parentset enfants, les débordements ne virent pasà la débâcle. Même quand on réalise qu’ona trop permis ou pas assez, on se remeten question, sachant qu’il est toujourspossible d’instaurer un vrai dialogue. â—†

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