junior

J'ai deux garçons de 10 et 7 ans. L'aîné est très à l'aise dans tout ce qu'il décide de tester. Le cadet, lui, doit suer sang et eau pour obtenir des résultats acceptables. J'ai peur qu'il ne se sente toujours dévalorisé...

â–  Les variations d’un enfant à l’autre sont normales au sein de la même famille. Certes, quand les écarts semblent trop grands entre membres de la même fratrie, les parents accusent le coup, souffrent. Il faut que chacun se mesure à lui-même, que les niveaux de réussite ne soient pas figés mais variables d’une personne à l’autre. Lorsque l’aîné obtient de bons résultats à l’école, qu’il réussit un bricolage original à la maison, il est normal de le féliciter. Le plus jeune a besoin d’un soutien constant et chaleureux. Pour qu’il se sente valorisé, il faut renforcer ses qualités individuelles. Les parents ont trop tendance à focaliser sur les performances scolaires, mais ce jeune peut avoir des habilités sociales que son aîné n’a pas. Il peut avoir une qualité de présence exceptionnelle, une empathie formidable envers autrui, une capacité d’écoute et de communication qu’il convient de souligner. Il faut encourager sa persévérance, lui assurer qu’il peut aussi donner son maximum, même si les résultats se font attendre. L’essentiel, c’est le chemin, pas forcément le but. Etablir des parallèles : “C’est difficile en calcul en ce moment, comme c’était difficile avec le vélo il y a quelques années. Aujourd’hui, tu réussis des acrobaties ! Alors patience avec les chiffres, ça viendra. Comme pour le vélo, on tombe et on se relève”. Il ne faut pas tomber dans le piège de la surprotection mais veiller à ce que personne ne se moque de la lenteur du plus jeune, à respecter son rythme : ne pas faire à sa place, même si cela semble prendre trop de temps. â– 

Nos remerciements à Fouzia Belmahi, psychopédagogue.

ado

Mon ado est toujours en retard et ne prend jamais son petit-déjeuner. Devrais-je l’obliger à se réveiller plus tôt pour manger avant de quitter la maison ?

un repas important. Il faut s’assurer que l’enfant mange, à la maison idéalement, en chemin ou en arrivant. On ne peut pas l’obliger, mais on peut s’efforcer de donner l’exemple ! On peut essayer de faire de ce moment une parenthèse agréable pour bien démarrer la journée, en préparant une jolie table et un menu varié. Et surtout, zapper totalement la séance de recommandations, remontrances, rappels à l’ordre ou autres conseils en tous genres, que les parents servent traditionnellement à leurs rejetons, le matin, avant de démarrer la journée ! Pour échapper au chapelet des remontrances, les enfants, surtout les ados, vont allègrement zapper le petit déjeuner. Le jeune est en retard chaque matin ? Essayez de discuter avec lui afin de déterminer les points d’organisation à améliorer pour dégager plus de temps et éviter le stress accompagnant le démarrage de la journée. Les ados en pleine croissance sont plus vulnérables au jeûne qu’un adulte. Ils métabolisent la nourriture plus rapidement, et sauter un repas a des impacts sur la concentration. Ils risquent de se sentir fatigués et de mauvaise humeur. Si votre enfant est convaincu que le saut du petit-déjeuner peut impacter négativement ses résultats scolaires et ses performances en général, il y a des chances pour qu’il change d’attitude. S’il aime cuisiner, il serait opportun de préparer avec lui des choses qu’il aime, que vous conserverez au frigo ou au congélateur, et qui permettront de varier le menu tout en faisant la fierté du jeune qui aura participé à la préparation. â– 

Nos remerciements à Samira Benjelloun, pédiatre.

Bébé

Il arrive souvent à mon bébé de 4 ans d’ouvrir tout grand la bouche et de rester ainsi un court laps de temps… qui me semble interminable ! Qu’est-ce que cela signifie ?

â–  Si cet enfant parle et interagit normalement avec sa famille et ses pairs, il est fort probable qu’il soit question d’un souci isolé et bénin. Il pourrait s’agir d’un tic transitoire ou d’une banale immaturité neurologique, qui sera corrigée avec le développement de l’enfant. Il faut rappeler qu’ 1/4 des enfants a un tic à un moment ou un autre ; ce dernier étant par définition un mouvement moteur qui surgit involontairement de façon répétée, notamment en période de stress, que l’enfant est incapable d’arrêter, d’interrompre par sa seule volonté. En lui intimant l’ordre de cesser, les parents peuvent l’angoisser et provoquer l’effet inverse. Par contre, si le petit présente en même temps d’autres problèmes tels que des difficultés à communiquer avec les membres de la famille ou avec d’autres enfants, ce mouvement peut prendre une tout autre tournure : il pourrait s’agir d’un maniérisme que l’on rencontre dans certains troubles plus complexes. L’avis d’un pédiatre ou d’un pédopsychiatre est alors  recommandé pour une meilleure prise en charge de l’enfant. â– 

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