Femmes de terroristes : ni victimes, ni inconscientes

Dans Femmes Djihadistes, le journaliste Matthieu Suc s'interroge sur le rôle des épouses de terroristes dans la réalisation de leur funeste dessein. A partir des portraits d'une dizaine d'épouses de djihadistes, il décrit le parcours de véritables combattantes tout à fait en phase avec leur temps dans leur foyer.

Izzana Kouachi, Kahina Benghalem ou encore Hayat Boumeddiene, autant de femmes qui ont vécu avec les djihadistes qui ont ébranlé la France. Elles ont côtoyé de manière intime ces terroristes et ont assisté à leur chute et à leur transformation. Matthieu Suc, spécialiste du terrorisme et journaliste de Mediapart, a travaillé un an sur Femmes de djihadistes, un ouvrage mêlant retranscriptions d’écoutes téléphoniques, témoignages de proches sur fond d’enquête qui casse les préjugés. Et ses conclusions sont frappantes. « On imagine d’emblée que la femme de djihadiste est soumise et fragile. Qu’elle n’a pas de libre arbitre et que, forcément, son mari lui a lavé son cerveau. En réalité, c’est l’inverse. Ces femmes sont tout sauf des victimes. Elles tiennent tête à leur mari, aux policiers et ont une forme d’indépendance. Elles sont soumises à Dieu et non à leur homme », raconte Matthieu Suc. Des femmes obscurantistes qui n’hésitent pas à leur remonter les bretelles. C’est le cas lorsqu’Amedy Coulibaly tente d’épouser une seconde femme et se fait passer un savon par sa femme, Hayat Boumeddiene. Il abandonne l’idée aussitôt. L’auteur évoque également une « complicité morale et spirituelle » face aux actes terroristes sans pour autant que les épouses sachent que leur mari s’apprêtait à passer à l’acte. Il décrit des femmes fragiles, désabusées par leurs déboires amoureux et à la recherche d’une figure protectrice matérialisée par le djihadiste. Un choix délibéré donc.

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