Du “sexe contre des bonnes notes” : scandales à l’université marocaine

Alors que 5 professeurs de l’Université Hassan 1er de Settat incriminés dans l’affaire dite “Sexe contre bonnes notes” sont actuellement poursuivis devant les tribunaux, un autre scandale a éclaté à l’ENCG Oujda. Une étudiante y accuse son professeur de chantage et de harcèlement sexuel.

 

L’affaire dite du “sexe contre des bonnes notes” avait éclaté en septembre dernier, lorsque des étudiantes à la faculté des des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Hassan 1er de Settat, ont révélé, captures d’écran à l’appui, avoir été victimes de harcèlement et de chantage sexuel. Depuis l’affaire n’a cessé de prendre de l’ampleur au point qu’une enquête a été diligentée et que cinq professeurs exerçant dans la même faculté ont été arrêtés. Quatre des accusés font face à de lourdes charges : incitation à la débauche, discrimination fondée sur le genre, abus de pouvoir, harcèlement sexuel, chantage sexuel, falsification de documents officiels et dénonciation d’un crime fictif”. En plus de ces chefs d’accusation, le cinquième accusé, en état d’arrestation, est poursuivi pour “attentat à la pudeur avec violence”. Le procès des 4 professeurs jugés par la chambre criminelle près du tribunal de première instance de Settat a été reporté au 13 janvier. Le principal accusé devra pour sa part répondre de ses méfaits devant la cour d’appel de Settat. À noter que dans la foulée, le doyen de la faculté a été limogé.

Une autre affaire de harcèlement et de chantage sexuel a éclaté le 27 décembre au soir après la diffusion sur Twitter, à grande échelle, de discussions  à caractère sexuel entre un professeur et une de ses étudiantes à l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) d’Oujda,. Les échanges font état de propositions indécentes de la part de l’enseignant pour permettre la validation des notes de son étudiante. L’affaire fait grand bruit, et une commission d’enquête est envoyée sur place par le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui.

Ces dernières années, plusieurs cas de harcèlement sexuel subi par des étudiantes de la part de leurs professeurs au sein des universités ont été médiatisés mais, souvent, sans que des plaintes ne soient déposées. La dernière affaire en date s’est passée à Meknès. Mais les deux scandales survenus dans l’enceinte des universités de Settat et Oujda pourraient bien délier les langues, et en finir avec la loi silence qui permet à des professeurs sans scrupule d’user de leurs pouvoirs et prérogatives à l’encontre des étudiantes.

L’initiative vient en réponse au nombre croissant d’incidents dans le système de transport public du Pakistan impliquant le harcèlement et
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