Comment mesurer la durabilité d’un pays au-delà de la simple croissance économique ? C’est l’ambition du Global Sustainable Competitiveness Index (GSCI), publié chaque année par le think tank international SolAbility. Cet indice analyse la capacité des économies à générer de la prospérité sur le long terme, tout en préservant leurs ressources naturelles et leur cohésion sociale.
Dans l’édition 2025, le Maroc se classe 84ᵉ sur 192 pays, avec un score d’environ 46,8 points, ce qui le place dans la moyenne mondiale en matière de compétitivité durable. L’indice repose sur près de 190 indicateurs, répartis en six grands piliers : capital naturel, efficacité des ressources, capital social, capital intellectuel et innovation, durabilité économique et gouvernance.
Dynamique de progression
Le rapport met en lumière plusieurs signaux encourageants pour le Royaume. Le Maroc affiche notamment des résultats relativement solides en capital intellectuel et innovation, un pilier qui englobe l’éducation, la recherche et la capacité à produire de nouvelles connaissances. Ces indicateurs traduisent les efforts engagés ces dernières années pour consolider l’économie du savoir et accompagner l’essor de secteurs technologiques en développement.
Dans le même temps, l’étude rappelle l’existence de défis structurels. Le pays demeure soumis à une forte pression sur ses ressources naturelles, en particulier l’eau, dans un contexte climatique marqué par des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents. La gestion durable des ressources et l’amélioration de l’efficacité énergétique apparaissent ainsi comme des leviers déterminants pour les années à venir.
Dans l’ensemble, la trajectoire du Maroc s’inscrit toutefois dans une dynamique de progression. Les politiques publiques engagées en matière d’énergies renouvelables, d’adaptation climatique et de modernisation économique contribuent progressivement à renforcer les bases d’un modèle de développement plus durable.