Parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a menée vers le droit de l’immigration.
Mon parcours est profondément marqué par une ouverture internationale et une sensibilité particulière aux questions humaines et identitaires. Très tôt, j’ai été confrontée à la réalité des parcours migratoires, avec tout ce qu’ils impliquent en termes de défis, d’espoirs et de résilience. C’est cette dimension humaine qui m’a naturellement orientée vers le droit de l’immigration.
En tant que fondatrice de Citizenship and Immigration Legal Services, j’accompagne aujourd’hui des talents, entrepreneurs et familles dans leurs projets d’installation aux États-Unis, en mettant un point d’honneur à offrir un accompagnement à la fois stratégique et humain.
Par ailleurs, mon attachement au Maroc est central dans mon parcours. Le Royaume représente pour moi un pont naturel entre les cultures, et je m’investis activement dans le développement des échanges économiques et professionnels entre le Maroc et les États-Unis, en facilitant notamment l’installation d’investisseurs et d’entrepreneurs marocains outre-Atlantique.
En tant qu’avocate spécialisée en immigration, quel regard portez-vous aujourd’hui sur les principaux enjeux et évolutions de cette question ?
Le droit de l’immigration est aujourd’hui au cœur de transformations majeures, à la fois juridiques, économiques et géopolitiques. Nous assistons à une demande croissante de mobilité internationale, notamment de la part de profils hautement qualifiés et d’entrepreneurs.
Les enjeux sont multiples : sécurisation des parcours, adaptation aux politiques migratoires changeantes, mais aussi reconnaissance du rôle clé des immigrants dans le développement économique. Les États-Unis continuent d’attirer des talents du monde entier, mais les procédures deviennent de plus en plus techniques et exigeantes.
Dans ce contexte, mon rôle est d’anticiper ces évolutions et d’offrir à mes clients des stratégies solides et personnalisées. J’accorde également une attention particulière aux profils marocains, que je considère comme ayant un fort potentiel dans l’écosystème économique américain.
Vous êtes également engagée dans le milieu associatif en lien avec les immigrants. Quel rôle joue cet engagement dans votre parcours et quelles actions concrètes menez-vous ?
Mon engagement associatif est une extension naturelle de mon activité professionnelle. Il me permet d’agir au-delà du cadre strictement juridique, en apportant un soutien concret aux communautés immigrées.
Je participe à des initiatives visant à informer, orienter et accompagner les personnes dans leurs démarches, mais aussi à valoriser les talents issus de l’immigration. Cela passe par des conférences, des ateliers, et des actions de sensibilisation.
Au Maroc, je m’implique également dans des projets favorisant les connexions avec les États-Unis, notamment en accompagnant des entrepreneurs locaux dans leur expansion internationale. Mon objectif est de créer des passerelles durables entre les deux pays, tant sur le plan économique qu’humain.
Enfin, si vous n’aviez pas choisi le métier d’avocate, quelle voie auriez-vous aimé explorer ?
Si je n’avais pas choisi le droit, je me serais probablement orientée vers une carrière dans le développement international ou l’entrepreneuriat. J’ai toujours été attirée par la création de projets à impact, notamment ceux qui favorisent les échanges entre différentes cultures et économies.
Je pense que, d’une manière ou d’une autre, j’aurais toujours travaillé à connecter les gens, les idées et les opportunités entre différents pays — en particulier entre le Maroc et les États-Unis, qui occupent une place spéciale dans mon parcours et ma vision.