Quelles seront les grandes nouveautés de la 7ème édition de la Foire 1-54 Marrakech, dédiée à l’art contemporain africain et à ses diasporas ?
Pour cette 7ème édition, le programme met en avant un ensemble de galeries marocaines et internationales qui présentent des artistes établis et émergents issus du continent et de ses diasporas. Plusieurs projets curatoriaux et installations spécifiques sont également prévus, renforçant le dialogue entre les pratiques artistiques du Maroc et celles venues d’autres régions d’Afrique. En parallèle, on continue de collaborer avec plusieurs institutions de la ville, qui enrichissent naturellement l’expérience des visiteurs.
Au Musée du Monde des Arts de la Parure, une exposition solo d’Elladj Lincy Deloumeaux sera présentée pendant la foire. C’est un lieu qui met en avant les savoir-faire et les traditions liés à la parure, et le travail d’Elladj s’intègre très bien dans ce contexte.
Le MACAAL proposera également un programme important, avec notamment l’exposition Seven Contours, One Collection, qui rassemble des œuvres de sa collection autour de différentes thématiques. Le musée présentera aussi plusieurs installations, dont Statues Also Breathe de Prune Nourry et une intervention de Yassine Balbzioui. Ces projets s’inscrivent dans la dynamique culturelle de Marrakech pendant la foire.
Le Mamounia est le lieu de prédilection de la Foire 1-54 Marrakech. Celle-ci se déploie dans d’autres lieux. Comment se fait le choix de ces lieux ?
La Mamounia offre des conditions d’exposition idéales et un cadre qui facilite les rencontres entre galeries, artistes, collectionneurs et institutions. Lorsque la foire se déploie dans d’autres espaces, que ce soit des lieux partenaires ou des initiatives parallèles dans la ville, le choix se fait en fonction de la pertinence artistique, de l’accessibilité et de la capacité à enrichir l’expérience globale du public. L’objectif est toujours de créer un écosystème cohérent qui met en valeur la scène artistique marocaine.
Comment voyez-vous l’évolution de cet évènement et quel bilan pouvez-vous en dresser ?
Depuis sa création, l’édition de Marrakech s’est affirmée comme une plateforme essentielle pour la scène artistique nord-africaine et pour les échanges avec d’autres régions du continent. La participation régulière de galeries marocaines, la présence croissante de collectionneurs internationaux et l’intérêt du public démontrent que la foire s’est installée dans le paysage culturel local. L’événement a permis de renforcer des liens existants, d’en créer de nouveaux et de soutenir une meilleure visibilité de la création contemporaine africaine au Maroc.
À votre avis, quel est l’apport de la Foire 1-54 Marrakech au marché de l’art marocain ?
1-54 Marrakech contribue à renforcer la visibilité internationale de la scène artistique locale, tout en soutenant les galeries marocaines dans leur développement. La foire attire des professionnels, collectionneurs et institutions qui découvrent ou redécouvrent des artistes du pays, ce qui génère de nouvelles opportunités. Elle offre également un espace de dialogue avec d’autres scènes africaines et encourage des collaborations régionales et transnationales. Cet ensemble participe à structurer davantage le marché de l’art marocain et à l’inscrire dans des dynamiques plus larges.