Notre espérance de vie est-elle écrite dans nos gènes ? Une étude relance le débat

Pourquoi certaines personnes atteignent 100 ans en pleine forme, tandis que d’autres développent des maladies chroniques plus tôt ? Une vaste étude internationale apporte un nouvel éclairage : si les gènes jouent un rôle, le mode de vie pourrait compter bien plus qu’on ne le pensait.

Depuis des décennies, les scientifiques cherchent à comprendre ce qui détermine notre espérance de vie. Est-elle principalement inscrite dans notre ADN ou dépend-elle surtout de notre environnement ?

Une étude récente, menée à partir des données de centaines de milliers de personnes, conclut que les facteurs liés au mode de vie et à l’environnement expliqueraient une part bien plus importante des différences d’espérance de vie que les seuls facteurs génétiques.

Autrement dit, nos habitudes quotidiennes pourraient peser davantage dans la balance que notre héritage génétique.

L’environnement pèse lourd

Les chercheurs ont analysé une multitude de facteurs susceptibles d’influencer le vieillissement et le risque de maladie.

Parmi les éléments associés à une meilleure santé figurent :

  • une alimentation équilibrée ;
  • une activité physique régulière ;
  • un sommeil suffisant ;
  • l’absence de tabagisme ;
  • une consommation modérée d’alcool ;
  • un environnement de vie favorable, avec une bonne qualité de l’air et un accès aux soins.

À l’inverse, le tabac, la sédentarité, le manque de sommeil ou encore l’exposition prolongée à la pollution sont associés à un vieillissement plus rapide et à un risque accru de maladies chroniques.

Les gènes restent importants

Les auteurs de l’étude ne minimisent pas pour autant le rôle de la génétique.

Certaines maladies héréditaires ou certaines prédispositions génétiques augmentent bel et bien le risque de développer un diabète, des maladies cardiovasculaires ou certains cancers. De même, quelques personnes possèdent des variantes génétiques qui semblent favoriser une longévité exceptionnelle.

Mais ces prédispositions ne constituent pas une fatalité. Dans de nombreux cas, le mode de vie peut atténuer ou, au contraire, renforcer leur impact.

Vieillir en bonne santé

Aujourd’hui, les spécialistes ne s’intéressent plus seulement au nombre d’années vécues, mais aussi à la qualité de ces années.

Ils parlent de plus en plus de « healthspan », c’est-à-dire la durée de vie passée en bonne santé, sans incapacité majeure ni maladie chronique.

L’objectif est donc moins de vivre plus longtemps à tout prix que de préserver son autonomie, ses capacités physiques et sa santé cognitive le plus longtemps possible.

Les habitudes qui font la différence

Les recherches sur la longévité convergent de plus en plus vers les mêmes recommandations.

Les spécialistes conseillent notamment de :

  • pratiquer une activité physique régulière ;
  • privilégier une alimentation riche en légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes ;
  • dormir entre sept et neuf heures par nuit ;
  • éviter le tabac ;
  • maintenir un poids stable ;
  • entretenir des liens sociaux de qualité ;
  • apprendre à mieux gérer son stress.

Aucune de ces habitudes n’est spectaculaire à elle seule, mais leur effet combiné peut influencer durablement le risque de développer de nombreuses maladies liées à l’âge.

Une bonne nouvelle

L’un des principaux enseignements de cette étude est rassurant : nous ne sommes pas entièrement déterminés par nos gènes.

Même si notre patrimoine génétique échappe à notre contrôle, une grande partie des facteurs qui influencent notre santé peut être modifiée au fil du temps. Manger plus équilibré, bouger davantage ou améliorer son sommeil ne garantit pas de devenir centenaire, mais augmente les chances de vieillir en meilleure santé.

Une conclusion qui confirme un message de plus en plus partagé par les chercheurs : la longévité se construit chaque jour, bien plus qu’elle ne s’hérite.

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