Un jus, un biscuit, une viennoiserie, un carré de chocolat en milieu d’après-midi… Le sucre agit vite. Très vite. Il fait grimper la glycémie, ce taux de sucre dans le sang qui alimente nos cellules. Sur le moment, le cerveau apprécie : sensation de boost, d’éveil, parfois même de bonne humeur.
Mais cette montée express a un revers.
Pic glycémique, chute brutale
Face à l’arrivée massive de sucre, le corps réagit en sécrétant de l’insuline pour faire redescendre la glycémie. Le problème ? Cette réponse est souvent excessive. Résultat : le taux de sucre chute rapidement, parfois trop bas.
C’est ce qu’on appelle le crash glycémique. Il se traduit par une fatigue soudaine, une baisse de concentration, une sensation de lourdeur, parfois de l’irritabilité… et une nouvelle envie de sucre. Le cercle est enclenché.
Contrairement aux idées reçues, cette fatigue n’est pas psychologique. Des études montrent que la consommation de sucres simples n’améliore pas durablement l’énergie ni la vigilance. Au contraire, elle peut accentuer la sensation de fatigue dans l’heure qui suit, en particulier lorsque le sucre est consommé seul, sans fibres ni protéines.
À force de répétitions, ces montagnes russes glycémiques épuisent l’organisme.
Inflammation, insuline, énergie en berne
À plus long terme, une alimentation riche en sucres ajoutés favorise l’inflammation de bas grade et perturbe la sensibilité à l’insuline. Deux mécanismes invisibles, mais énergivores. Le corps passe son temps à compenser, à réguler, à réparer. Résultat : une fatigue diffuse, persistante, parfois incomprise, qui s’installe au fil des semaines.
Chez les femmes, les variations hormonales liées au cycle menstruel influencent directement la gestion de la glycémie. En phase lutéale notamment, le corps tolère moins bien les pics de sucre. Résultat : des coups de fatigue plus marqués, des fringales plus fortes, et une sensation de manque d’énergie accentuée à certains moments du mois.
Tous les sucres ne se valent pas
Bonne nouvelle : il ne s’agit pas de bannir le sucre, mais de mieux le choisir.
Un fruit entier, riche en fibres, n’a pas le même effet qu’un jus ou qu’un produit ultra-transformé. Les fibres ralentissent l’absorption du sucre, stabilisent la glycémie et évitent le crash. C’est cette combinaison – sucre + fibres + parfois protéines ou bonnes graisses; qui fait toute la différence sur l’énergie.
Plutôt que le snack sucré pris seul, mieux vaut associer. Un fruit avec des oléagineux, un yaourt avec un peu de miel, un goûter qui combine protéines et fibres. L’objectif n’est pas la privation, mais la stabilité.
Car l’énergie durable ne vient pas de la rapidité, mais de l’équilibre.