Cette saison, les chaussures se sont imposées comme les véritables stars des défilés. Entre expérimentations audacieuses, réinterprétations de classiques et influences issues de la culture urbaine, plusieurs modèles ont suscité autant de curiosité que de débats. Parmi eux, les richelieu transparentes de Saint Laurent, les nouvelles sneakers Combi de Louis Vuitton et les ballerines à lacets de Dries Van Noten ont particulièrement retenu l’attention.
Les richelieu transparentes de Saint Laurent, le pari qui divise
Chez Saint Laurent, Anthony Vaccarello a surpris en revisitant l’un des souliers les plus classiques du vestiaire masculin : le richelieu. Sa version entièrement transparente, réalisée dans une matière cristalline, a immédiatement fait réagir. Présentées avec les costumes impeccablement coupés de la collection, ces chaussures brouillent les frontières entre tradition et expérimentation. Si certains y voient une proposition avant-gardiste et une nouvelle façon de repenser le soulier masculin, d’autres peinent à adhérer à cette esthétique radicale. Une chose est sûre : ces richelieu ne laissent personne indifférent et comptent parmi les créations les plus commentées de cette Fashion Week.

Les sneakers Combi de Louis Vuitton, l’esprit skate version grand luxe
Avec les Combi, Louis Vuitton revisite la sneaker en puisant dans l’esthétique du skateboard. Fabriquées en Italie, ces nouvelles baskets affichent une silhouette inspirée des chaussures de skate des années 2000, tout en y ajoutant le savoir-faire de la maison. Leur cuir embossé effet crocodile rouge écarlate, leurs volumes généreux et leurs finitions sophistiquées en font une version résolument luxueuse d’un classique de la culture street. Ce choix n’est pas anodin. En 2026, l’imaginaire du skateur connaît un véritable retour sur les podiums. Exit l’allure négligée : place à une silhouette plus maîtrisée, où l’esprit effortless prend le dessus. Longtemps symbole d’une jeunesse anti-conformiste, le skateboard continue d’inspirer les créateurs pour les valeurs de liberté, de mouvement et de nonchalance qu’il véhicule. Les vêtements amples, les proportions oversize et les références à cette culture irriguent aujourd’hui les collections des plus grandes maisons.Les Combi s’inscrivent pleinement dans cette tendance. Elles traduisent la rencontre entre l’héritage du skate et les codes du luxe contemporain, confirmant que la sneaker reste un formidable terrain d’expression pour les directeurs artistiques.
Les ballerines à lacets de Dries Van Noten, l’élégance décomplexée
Autre surprise de cette Fashion Week : les ballerines à lacets imaginées par Dries Van Noten. La maison belge poursuit son exploration d’un vestiaire masculin plus libre, où les frontières entre les genres s’effacent progressivement. Avec leur cuir souple, leur bout effilé et leurs longs lacets noués autour de la cheville, ces ballerines insufflent une nouvelle élégance aux silhouettes. Portées avec des pantalons fluides ou des shorts structurés, elles illustrent parfaitement cette volonté de proposer une mode masculine plus ouverte et moins codifiée. Loin d’être un simple effet de style, elles témoignent d’une évolution des goûts et des usages, où confort, raffinement et singularité prennent une place grandissante.

