Apprendre

“Une panoplie de réformes n’a pas suffi à rétablir la confiance perdue en l’école marocaine.”

La douce insouciance de l’été laisse place aux promesses de la rentrée.

Plus précisément, aux différentes rentrées qui sont censées chaque année apporter leurs lots de nouveauté.  

Nouvelles productions et annonces sont attendues des rentrées artistique, littéraire, politique, sociale… Mais de la plus connue et la moins populaire rentrée scolaire, on n’attend pas grand-chose, on gère. 

Les parents sont confrontés au défi gargantuesque d’installer pendant une courte période l’organisation qui accompagnera leur enfant pendant toute une année : livres et fournitures, transport, restauration, activités parascolaires et la liste est longue.

Mais l’expérience est bien différente selon que l’on ait des enfants au sein des établissements privés ou publics.

Pour gérer la rentrée des élèves de ces derniers, les parents ne sont “malheureusement” pas aussi submergés, faute de choix et d’options.

Le fossé entre l’offre publique et privée est sans cesse décrié. Des réformes se sont succédé pour ralentir l’effondrement de l’école publique. Hélas, la migration massive vers les établissements privés et internationaux s’est poursuivie, retardée seulement par le manque de moyens de nombreux parents et non par le choix volontaire du système public.

L’on se souvient pourtant que dans les années 80 et début 90, les écoles privées étaient vues d’un mauvais œil. Une grande majorité associait la mutation d’un élève du système public à celui privé à un échec pur et simple ; et l’on considérait que les établissements privés “vendaient” la formation et “distribuaient” les notes.

Une image que l’enseignement privé a su balayer en quelques années, devenant le choix premier de tout parent qui en a les moyens.

Plusieurs décennies et une panoplie de réformes n’ont, en revanche, pas suffi à rétablir la confiance perdue en l’école marocaine.

Mais cette année, la rentrée revêt un caractère particulier, car elle est accompagnée de la promesse de transformer nos parcours éducatifs.

La réforme actuellement en marche est portée par une vision audacieuse qui aspire à réinventer nos salles de classe en se basant sur les “3 E” (comme nous l’expliquera le ministre Chakib Benmoussa dans ce numéro), soit l’Élève, l’Enseignant et l’Établissement.

Dans ce numéro, notre dossier explore en profondeur les tenants et aboutissants de la nouvelle réforme. Nous abordons les changements clés, des ajustements structurels aux nouvelles méthodes pédagogiques.

L’éducation est la principale source de la connaissance et de l’apprentissage, et cette réforme incarne un pas de géant vers cet objectif. 

Alors c’est avec optimisme que nous embrassons cette période de transformation éducative en espérant que l’ère d’apprendre à faire des réformes est révolue et que l’ère du réel apprentissage est enfin arrivée.
Très bonne rentrée. 

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