Les étapes 5 et 6 de la 35e édition du Rallye Aïcha des Gazelles ont marqué un tournant dans la compétition, avec des conditions plus exigeantes et une fatigue de plus en plus présente chez les équipages.
Lors de l’étape 5, disputée sous un ciel couvert, les Gazelles ont pris la direction de l’erg après plusieurs jours de course déjà intenses. La gestion de l’effort est devenue centrale, entre manque de sommeil, contraintes physiques et concentration permanente pour la navigation. Plusieurs abandons ont été enregistrés, notamment pour des raisons mécaniques.
Sur le terrain, les choix stratégiques ont évolué. À l’approche de l’oued Drâa, rendu incertain par les pluies récentes, certaines équipes ont préféré contourner la zone, acceptant des pénalités pour éviter les risques. Une décision révélatrice d’une seconde moitié de rallye où l’objectif est aussi de préserver l’équipage et le véhicule.
L’étape 6 a conduit les participantes vers les dunes de Chegaga, au pied du Djebel Bani, pour l’un des derniers grands défis de cette édition. Malgré la fatigue accumulée, les équipages ont abordé cette étape avec détermination.
Trois parcours, de niveaux différents, étaient proposés. Mais les conditions spécifiques de Chegaga, avec un sable plus technique et des zones mêlant dunes et terrains durs, ont nécessité une adaptation constante. La navigation et la maîtrise du véhicule sont restées déterminantes.
Dans cette dernière phase, l’entraide entre équipages s’est confirmée comme un élément clé, notamment dans les passages les plus difficiles.



