Même en apparence anodines, les distractions environnantes obligent le cerveau à travailler davantage, avec un impact direct sur la fatigue et l’efficacité. Une récente étude menée par des chercheurs espagnols confirme que les open spaces sollicitent davantage le cerveau que les espaces fermés. En observant 26 participants équipés de capteurs mesurant l’activité cérébrale, les scientifiques ont comparé leurs performances dans un bureau ouvert et dans une cabine individuelle.
Les résultats montrent que, dans un open space, l’activité liée à la concentration et à l’effort mental augmente nettement. Le cerveau reste en alerte plus longtemps et mobilise davantage de ressources pour maintenir le même niveau de performance. À l’inverse, dans un espace fermé, l’effort cognitif diminue progressivement, signe d’un fonctionnement plus efficace.
Cette différence s’explique par la nécessité de filtrer en permanence les bruits et distractions environnantes. Même ignorées consciemment, elles continuent de mobiliser le cerveau. L’étude souligne ainsi un coût cognitif invisible, qui pourrait peser sur la fatigue et la concentration au travail.