Nage en eau glacée : Hassan Baraka livre son expérience dans “Le Pouvoir du Froid”

Nager dans une eau à –1 °C, au cœur du cercle polaire, n’est pas seulement un exploit physique. C’est une expérience intérieure. Dans Le Pouvoir du Froid, Hassan Baraka, nageur marocain de l’extrême, raconte comment le froid devient un outil de transformation.

Recordman et nageur de l’extrême, Hassan Baraka s’est imposé ces dernières années comme l’un des visages marocains de l’endurance en milieu hostile. Connu pour ses défis spectaculaires, il enchaîne les performances dans des conditions que peu osent affronter.

Du cercle polaire arctique à la traversée de la Manche, en passant par les îles Baléares, il construit un parcours où le dépassement de soi devient une discipline à part entière. Avec Le Pouvoir du Froid, son troisième ouvrage, il ne se contente plus de performer. Il raconte, analyse et transmet.

Le froid comme révélateur

Ce que raconte Hassan Baraka dépasse le simple récit sportif. Le froid, explique-t-il, agit comme un révélateur. Il oblige à revenir à soi, à écouter ses sensations, à affronter ses peurs sans filtre. Dans cette confrontation, quelque chose bascule. Une forme de clarté apparaît. Le mental, souvent dispersé, se recentre. Le froid impose une discipline immédiate, une présence totale. Et dans cette intensité, certains trouvent une forme inattendue de bien-être, presque de bonheur.

Au-delà de l’expérience personnelle, Le Pouvoir du Froid s’appuie aussi sur des données scientifiques. L’exposition au froid stimule la production d’endorphines, améliore la circulation sanguine grâce à l’alternance entre vasoconstriction et vasodilatation, et active la protéine BDNF, essentielle à la plasticité cérébrale. Certaines recherches évoquent également un impact positif sur le système immunitaire et des effets neuroprotecteurs, notamment dans la prévention de maladies comme Alzheimer ou Parkinson.

Mais loin d’en faire une solution miracle, Hassan Baraka insiste sur l’importance de la maîtrise. Le froid n’est pas un jeu. Il exige préparation, adaptation et connaissance de ses limites.

Une philosophie du dépassement

Au fil des pages, le livre prend une dimension plus introspective. Le nageur y développe une réflexion sur la limite, sur la manière dont le mental peut sembler infini alors que le corps impose ses contraintes.

Tout se joue dans l’ajustement. Le temps d’exposition, la respiration, la préparation mentale. Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de révéler ce qui est déjà là. Dans cette quête, le froid devient presque un langage. Une manière de poser des questions fondamentales. Qui suis-je ? Jusqu’où puis-je aller ? Et surtout, de quoi suis-je réellement capable ?

Avec Le Pouvoir du Froid, Hassan Baraka ne livre pas seulement un récit d’exploits. Il propose une méthode, une vision, presque une philosophie de vie. Une invitation à sortir de sa zone de confort, à apprivoiser l’inconfort pour mieux se comprendre. À entrer, un jour peut-être, dans sa propre eau glacée. Parce qu’au fond, ce que raconte ce livre, ce n’est pas le froid. C’est ce que l’on découvre quand on accepte de ne plus le fuir.

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