Durant plusieurs semaines, des images à caractère sexuel, créées sans consentement, ont envahi la plateforme. Femmes anonymes ou personnalités publiques ont vu leur image détournée, exposée, sexualisée, sans aucun accord. Une dérive qui a transformé l’IA en instrument de cyberviolence. Sous la pression, X a fini par réagir. La plateforme d’Elon Musk a annoncé le blocage de certaines fonctionnalités de Grok. « Nous avons mis en place des mesures technologiques pour empêcher le compte Grok de permettre l’édition d’images de personnes réelles dans des tenues révélatrices comme des bikinis », indique X dans un message publié mercredi soir.
Ces limitations concernent « tous les utilisateurs, y compris les abonnés payants », à qui cette option était pourtant réservée depuis peu. Les abonnés au service premium peuvent toujours utiliser Grok pour créer ou modifier d’autres images générées par l’IA, mais uniquement si elles respectent « strictement nos règles », précise la plateforme. X insiste toutefois sur le caractère ciblé de cette décision. Il s’agit d’un « blocage géographique » : la génération d’images dénudées de personnes réelles est interdite uniquement « au sein des juridictions où cela est illégal ». Autrement dit, les règles varient selon les pays.
Au Royaume-Uni, le gouvernement souhaite aller plus loin et durcir la législation. « Si c’est le cas, ce blocage est une bonne nouvelle. Mais nous ne cèderons pas. Ils doivent agir. Nous prendrons les mesures nécessaires », a notamment déclaré Keir Starmer, Premier ministre britannique. A suivre !