Nommée par le SM Roi Mohammed VI, conformément à l’article 47 de la Constitution, Fatima-Zahra Mansouri devient la première femme à diriger un gouvernement. Une désignation dont les partis de la nouvelle majorité ont eux-mêmes souligné la portée symbolique.
Une coalition à quatre
Après deux cycles de consultations avec les formations représentées au Parlement, la cheffe du gouvernement désignée a réuni autour du Parti authenticité et modernité (PAM) le Parti de l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Les quatre partis disent vouloir bâtir une majorité cohérente, fondée sur une proximité politique et une vision partagée des réformes à mener.
Ils se sont aussi engagés à proposer des ministres choisis pour leur compétence, leur intégrité et leur probité, afin de constituer une équipe soudée, capable de porter le futur programme gouvernemental.
Le quotidien des citoyens en priorité
Amélioration des conditions de vie, renforcement des libertés et des droits, justice sociale, équité entre les territoires et développement économique : la nouvelle majorité a dévoilé les grandes lignes de son action. Elle entend accompagner l’ambition royale d’un Maroc émergent, en consolidant la démocratie, en améliorant la gouvernance et en renforçant l’économie nationale, tout en tirant les leçons des expériences gouvernementales précédentes.
Prochaine étape, très attendue : la composition de l’équipe ministérielle et la présentation du programme qui guidera son action. Reste à savoir quelle place sera faite aux femmes au sein de ce gouvernement, sous la houlette de celle qui vient d’ouvrir la voie.